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Les taux d'intérêt bas constituent de loin la préoccupation la plus importante des caisses de pensions helvétiques, selon une étude du Credit Suisse. Suivent la démographie et les placements immobiliers. Au niveau politique, les institutions de prévoyance s'attaquent au tabou de l'ajustement des rentes.

L'étude "Défis des caisses de pensions 2012 - Impressions et contexte" a été menée auprès de 224 caisses représentant 500'000 assurés. Les résultats présentés mercredi à Lausanne montrent que pour 80% des caisses interrogées, le bas niveau persistant des taux d'intérêt constitue le défi le plus important.

Hausse à long terme

Contrairement aux années 90, il n'est guère possible d'atteindre le taux d'intérêt minimal avec des placements sans risque, tels que les obligations de la Confédération. Le marché financier ne joue plus le rôle de "troisième cotisant", après les employés et les entreprises, ont expliqué les auteurs de l'étude.

L'augmentation des taux peut aussi constituer un problème, étant donné que la valeur du portefeuille obligataire diminue. Avec une part moyenne de 35% de la fortune, les obligations constituent la catégorie d'actifs la plus importante, ont-ils rappelé.

Selon différents scénarios, une hausse des taux d'intérêt aura des répercussions positives à long terme pour 73% des caisses interrogées. La possibilité de réinvestir à un taux plus élevé compensera largement la perte sur le marché de la valeur du portefeuille.

Immobilier comme alternative

Vu les turbulences et faibles rendements sur les marchés financiers, près de la moitié des caisses se sont tournées vers des alternatives aux obligations, principalement l'immobilier. Entre 2000 et 2010, sa part a passé de 12,5% à 16,5%, en raison d'un rendement plus élevé et d'une volatilité moindre.

Des mesures sont nécessaires selon les experts, notamment l'amélioration du rendement des caisses. Les mesures passent en outre par l'ajustement des rentes actuelles ou par une baisse du taux minimal de conversion, qui entraîneront une diminution du deuxième pilier pour ses bénéficiaires. Ces questions brûlantes sont entre les mains des politiques, ont souligné les économistes.

ATS