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De gauche à droite, on peut voir la ministre jurassienne Nathalie Barthoulot, le conseiller d'Etat valaisan Oskar Freysinger, le genevois Pierre Maudet, la vaudoise Béatrice Métraux, et le neuchâtelois Alain Ribaux.

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Les membres de la Conférence latine des chefs des départements de justice et police (CLDJP) ont fait part de leur soutien unanime à la nouvelle loi sur le renseignement. Ils espèrent qu'elle recueillera "l'assentiment franc et massif de la population" le 25 septembre.

"Cette conférence de presse est exceptionnelle, la CLDJP ne prend pas position habituellement", a déclaré en préambule le conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet, président de la CLDJP, lundi à Genève. Provenant de différents partis, les sept membres de la conférence soutiennent la nouvelle loi, a précisé le ministre PLR.

Selon eux, cette loi placera la Suisse au même niveau que les pays européens et donnera les moyens d'agir au Service de renseignement de la Confédération. "On ne lutte pas contre les menaces actuelles avec une loi du passé", a souligné la ministre jurassienne socialiste Nathalie Barthoulot. Les nombreux garde-fous permettent de balayer les inquiétudes quant à un empiétement sur la vie privée.

"Il n'y aura pas de surveillance massive. La loi ne va pas recréer les conditions des fiches", a avancé la Vaudoise Béatrice Métraux. Pour l'écologiste, la loi n'est ni disproportionnée ni dangereuse. Elle clarifiera les rôles du Service de renseignement et du Ministère public de la Confédération ainsi que de la police fédérale et permettra plus d'efficacité.

Effectifs étoffés

Pour le Neuchâtelois Alain Ribaux, la surveillance sur le réseau câblé n'est qu'une extension de la surveillance radio actuelle. Seuls les signaux transfrontaliers seront concernés, augmentant les chances d'identifier les cas d'espionnage et d'attaques pirates. "Il ne faut pas opposer liberté individuelle et sécurité collective. Les deux se complètent", a relevé le conseiller d'Etat PLR.

La nouvelle loi permettra une mise à niveau des modes de pensée et d'action et des autorités compétentes. Elle va faciliter le flux d'informations face aux menaces actuelles, comme le terrorisme islamiste violent, a indiqué Oskar Freysinger. Pour le ministre UDC valaisan, il faut arrêter de croire que la Suisse est un îlot.

Si la loi passe, la Confédération allouera aux cantons une vingtaine de nouveaux postes affectés au renseignement. Mais certains cantons, comme Vaud et Genève, en créeront aussi.

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