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Les cas de cancers dans le monde devraient s'accroître à un rythme bien plus soutenu que l'accroissement naturel de la population. Cette augmentation est évaluée à 75% d'ici à 2030, selon une étude publiée vendredi dans le revue médicale "The Lancet Oncology".

Le nombre des personnes atteintes d'un cancer devrait grimper fortement, passant de 12,7 millions en 2008 (dernier chiffre disponible) à 20,3 millions en 2030, avec notamment un bond de 93% des cas de cancers dans les pays les plus pauvres.

En outre, le nombre des morts par cancer devrait augmenter de 7,6 millions en 2008 à 13,2 millions en 2030.

Plus de cancers du sein

"Nous prévoyons, au niveau mondial, des hausses annuelles dans les taux des cancers colorectaux, des cancers du sein et de la prostate et pour les pays les plus riches des cancers du poumon pour les femmes", selon l'étude dirigée par le Dr Freddie Bray, du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), organisme dépendant de l'OMS.

Parallèlement, le nombre des cancers de l'estomac et du col de l'utérus devrait globalement diminuer et, dans les pays riches, il devrait en être de même avec les cancers du poumon chez les hommes.

Cette étude a utilisé les données d'une base de données du CIRC sur les cas de cancers dans les 184 pays. Elle note la baisse attendue des cancers d'origine infectieuse comme ceux du col de l'utérus et du foie.

Cancers de riches

Mais ce recul sera compensé par la poussée du nombre des cancers du côlon et du rectum, de ceux du sein et de la prostate. "Certains cancers semblent nettement associés au niveau de développement socio-économique", souligne l'étude.

Le cancer colorectal constitue en cela un bon exemple : 40% des cas répertoriés à l'échelle de la planète sont concentrés dans les pays développés alors que ceux-ci ne totalisent que 15% de la population mondiale.

"Les raisons de cette association ne sont pas claires" même si des facteurs alimentaires liés au mode de vie occidental peuvent être évoqués, selon l'étude.

ATS