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Les manipulations de cartes bancaires sont en forte hausse. Alors que des réseaux de clonage de cartes de crédit sévissent à l'étranger depuis longtemps, le nombre de cas en Suisse n'est monté en flèche qu'au premier semestre 2011, selon le rapport semestriel de MELANI.

L'an dernier, 135 distributeurs automatiques de billets avaient été manipulés dans toute la Suisse, contre 225 au cours des seuls quatre premiers mois de 2011, a annoncé lundi la Centrale d'enregistrement et d'analyse pour la sûreté de l'information MELANI.

Ces cas de "skimming" ne touchent plus seulement les bancomats, mais de plus en plus les automates de paiement des supermarchés ou à billets des CFF. Souvent, les escrocs se laissent enfermer la nuit pour mettre en place leurs dispositifs. De source policière, les auteurs de ces délits proviennent principalement de Bulgarie et de Roumanie.

Caméras et faux claviers

A l'aide d'un équipement spécial, les escrocs copient la bande magnétique de la carte de paiement sur des cartes de débit vides. La saisie du code PIN est généralement filmée à l'aide d'une mini caméra située au-dessus du clavier. Parfois, de faux claviers sont collés sur celui d'origine afin d'enregistrer les frappes.

Même les utilisateurs méfiants ont de la peine à détecter la présence d'un lecteur magnétique supplémentaire et d'une mini caméra, souligne le rapport. Comme première précaution, il est fortement conseillé de dissimuler de la main la saisie de son code PIN.

Cette mesure est toutefois vaine face à de faux claviers. Il est par conséquent utile de contrôler si le bancomat présente des ajouts et rehaussements insolites, des espaces vides et des éléments branlants.

Si la victime n'a pas commis de faute grave, la banque lui rembourse le dommage subi, rappelle la Centrale d'enregistrement et d'analyse.

ATS