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Les données de plus en plus nombreuses sur la santé permettent d'anticiper les soins pour les personnes touchées (archives).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Les données de la santé mondiale sont de plus en plus complètes. Près de la moitié des décès peuvent être désormais liés à une cause connue, révèlent les statistiques dévoilées mercredi à Genève par l'OMS. Un net progrès en dix ans.

En 2015, près de 28 millions des 56 millions de décès annuels dans le monde ont pu être associés à leur cause, selon ces indications publiées à quelques jours de l'Assemblée mondiale de la santé. Cette part n'atteignait qu'un tiers dix ans plus tôt.

Des pays comme la Chine ou l'Iran ont intensifié la collecte de données, affirme l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Ils sont en mesure d'établir la cause de 90% des décès. Par régions, la part va de 5% en Afrique à 95% en Europe. La moitié des 194 membres de l'OMS dépassent le taux de 80%.

Savoir ce qui tue les gens

L'immense majorité des décès sont liés à des maladies non transmissibles. "Si les pays ne savent pas ce qui rend malades et tue les gens, il est beaucoup plus difficile de savoir quoi faire" pour les soigner, estime la sous-directrice générale Marie-Paule Kieny. L'OMS collabore avec les pays sur cette question. Elle souhaite qu'ils puissent mieux établir les avancées sur les Objectifs du développement durable (ODD).

En une quinzaine d'années, une dizaine de mesures de couverture sanitaire se sont améliorées. Selon des données de 117 pays, 9,3% des ménages de chacun d'eux dépensent plus de 10% de leurs revenus pour la santé. Les soins s'améliorent dans le monde. Selon les estimations, la santé mondiale coûte environ 7000 milliards de dollars par an.

"Nous voulons savoir si cet argent est dépensé de manière efficace" et comment il pourrait être utilisé de manière encore plus adaptée, a dit devant la presse le directeur des politiques à l'OMS. Problème, si la situation économique des pays à revenus bas et intermédiaires s'améliore, les enveloppes publiques pour la santé restent globalement peu élevées, déplore le responsable de l'OMS.

Plus de 200 millions de cas de malaria

Parmi les ODD, l'objectif de réduction du taux de mortalité maternelle à moins de 70 femmes pour 100'000 d'ici 2030 est encore loin d'être atteint. Il s'établissait en 2015 à 216 pour 100'000. Le taux de mortalité infantile est lui de 19 pour 1000, au-dessus des 12 pour 1000 visés par les ODD. De même que celui des enfants de moins de 5 ans à 43 pour 1000, alors que l'objectif est fixé à 25 pour mille.

Plus de 2 millions de personnes ont été infectées du VIH en 2015. Et 212 millions de cas de malaria ont été constatés. Parmi les autres indicateurs, trois quarts des femmes avaient accès en 2016 à des services de soins reproductifs.

La Suisse se trouve parmi les 15 pays au taux de mortalité maternelle le plus bas, avec 3 pour 100'000. Le taux de mortalité infantile atteint de son côté 3,9 pour 100'000.

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ATS