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La consommation actuelle des centres de calcul de Suisse pourrait être réduite de 43%, soit 716 GWh par an. Pour y parvenir, le rapport adopté mercredi par le Conseil fédéral recommande une sensibilisation des entreprises et un soutien financier.

Le rapport sur la consommation d'énergie des centres de calcul découle d'un postulat déposé par le conseiller national Thomas Maier (PVL/ZH). Les centres de calcul hébergent les serveurs informatiques appartenant à une ou plusieurs entreprises. Ils sont dotés d'un important approvisionnement électrique et d'un système de climatisation.

Recouvrant l'équivalent de 33 terrains de football (235'000 m2), ces centres consomment chaque année 1661 GWh, soit 2,8% de la consommation annuelle d'électricité en Suisse. Or, l'efficacité énergétique de ces bâtiments peut être améliorée afin d'être réduite de près de moitié, selon le rapport.

Réutiliser la chaleur

Plusieurs mesures peuvent être prises, par exemple en utilisant la chaleur dégagée par les serveurs pour chauffer les autres pièces, en élevant la température dans les installations jusqu'à 26 degrés ou en réglant la quantité d'air pour le refroidissement.

Ces techniques restent toutefois encore trop peu connues. Et s'il y a quelques centres de calcul exemplaires d'un point de vue de la consommation énergétique, un important travail de sensibilisation reste à faire. Des campagnes d'information, des articles spécialisés ou des ateliers doivent permettre de diffuser auprès des entreprises et des bureaux d'ingénieurs ces connaissances.

Information, argent et normes

La Confédération annonce ainsi que l'information sera intensifiée dans le cadre du programme SuisseEnergie. Par ailleurs, un soutien financier pour les appels d'offres publiques peut être obtenu grâce au Fonds ProKilowatt pour les projets ambitieux.

Finalement, de nouvelles prescriptions d'ici deux ou trois ans devraient appuyer ces mesures de sensibilisation. Le rapport souligne encore que la Suisse pourrait aussi reprendre des exigences minimales actuellement examinées par l'Union européenne.

ATS