Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Environ 2400 disciples de Diane seront sur pied de guerre dès lundi en Valais pour l'ouverture de la chasse au gros gibier. Cerfs, chamois et chevreuils se retrouveront en ligne de mire de tous les fusils du canton.

Ce que beaucoup considèrent comme un sport, Peter Scheibler le voit comme un instrument de gestion. Le chef du service valaisan de la chasse parle chiffres, objectifs. La priorité reste la stabilisation du cheptel de cerfs à environ 5000 individus.

"Le cerf est l'animal qui cause le plus de dégâts", explique M. Scheibler. Les forêts en souffrent beaucoup, surtout au sortir de l'hiver. Et le cerf fait une forte concurrence aux autres espèces, chevreuils et chamois en premier.

1700 cerfs doivent tomber

Cette année, Peter Scheibler attend des chasseurs valaisans qu'ils abattent 1700 cerfs, mâles, femelles et jeunes. Malgré la présence de 2400 chasseurs, ce n'est pas sûr que l'objectif soit atteint. L'animal est futé. Dès les premiers coups de feu, il se réfugie dans les districts francs, là où tout tir est interdit.

La plupart des cerfs sont abattus les premiers jours de chasse. Le nombre de bêtes présentées aux contrôleurs a ensuite tendance à diminuer rapidement. Et pourtant, chaque chasseur est autorisé à tirer trois cerfs mâles, deux femelles et un nombre illimité de faons.

Un cheptel en forme

Pour le chamois et le chevreuil, le chef du service de la chasse n'a pas d'objectifs aussi précis. Il estime que 2700 à 2800 chamois et 1400 à 1500 chevreuils tomberont durant les deux semaines de chasse au gros gibier.

Il est très difficile de compter le cheptel de ces deux espèces. A la fin de l'hiver, les cerfs sont les premiers à sortir des forêts. Il est plus facile de les compter. Les chevreuils et chamois demeurent plus à l'abri, rendant les comptages difficiles.

Mais les observations montrent que le cheptel se porte bien avec un effectif qui semble stable. Les estimations font état d'environ 20'000 chamois en Valais. Quant aux chevreuils, il est pratiquement impossible de les compter.

Les tirs de chevreuils et de chamois pourraient être plus élevés cette année. Les deux précédents hivers ont été favorables. Ces deux espèces pourraient être plus nombreuses, les chasseurs en profiteront.

Mais rares sont ceux qui pourront atteindre le quota de trois chamois et une chevrette. Ils pourront se rattraper plus tard dans l'année avec la chasse basse durant laquelle les chevreuils mâles seront visés.

ATS