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Les chevaux maltraités de Hefenhofen (TG) seront vendus cette semaine (archives).

KEYSTONE/ENNIO LEANZA

(sda-ats)

Les 93 chevaux de l'éleveur thurgovien accusé de mauvais traitements seront mis en vente jeudi. La Protection suisse des animaux regrette cette précipitation. Mais les autorités assurent que les chevaux ne seront pas remis à n'importe qui.

La vente des animaux est organisée par le vétérinaire cantonal de Thurgovie, indique lundi devant la presse Jürg Liechti, commandant du Centre de compétence du service vétérinaire et animaux de l'armée à Schönbühl (BE), non loin de Berne. Toute personne intéressée peut en acheter.

M. Liechti espère que les futurs acquéreurs investissent non seulement de l'argent, mais aussi du temps et aient suffisamment d'espace pour s'occuper des chevaux. Ces derniers ne devront en outre pas être bradés, mais vendus à des prix adaptés, ajoute-t-il.

Les valeurs de référence de la vente, qui se déroulera au centre pour animaux de l'armée à Schönbühl, sont estimées ces jours par deux experts. Il n'est pas possible de donner des estimations de prix, selon M. Liechti. Ceux-ci peuvent fortement varier d'un animal à l'autre.

Gros intérêt

Le service vétérinaire thurgovien a déjà reçu des centaines d'appels de personnes prêtes à acquérir l'un ou l'autre des équidés ou à donner de l'argent. Les chevaux qui ne trouveraient pas preneurs jeudi ne seront pas mis à la porte du centre de Schönbühl, assure son commandant sans toutefois préciser quelle solution il envisage.

Car le centre n'a de places disponibles que jusqu'au 18 août, d'après les autorités thurgoviennes qui justifient ainsi les courts délais de la vente. Il ne s'agit pas de se débarrasser des chevaux, la vente n'a en aucun cas pour objectif de gagner de l'argent, mais bien de trouver une bonne place pour les bêtes.

Pas la boucherie

Cette vente arrive bien trop vite, selon la Protection suisse des animaux (PSA) qui, dans un communiqué diffusé lundi, juge cette précipitation "incompréhensible et scandaleuse". D'après la PSA, les autorités argoviennes auraient dû prendre le temps de réfléchir sérieusement à remettre les animaux à des éleveurs compétents.

A la place, elles proposent de les vendre à n'importe qui, critique la PSA. Tous les chevaux seront équipés d'une puce afin de pouvoir les suivre dans leur nouvelle vie, rétorquent les autorités thurgoviennes dans leur communiqué lundi soir. Des contrôles montreront comment ils sont soignés et aucun ne sera abattu, écrivent encore le Département thurgovien de l'intérieur et de l'économie publique ainsi que le l'office vétérinaire cantonal.

800 francs par tête

L'association ne reste pour sa part pas les bras croisés. Elle a ainsi proposé aux autorités de les aider à placer les équidés.

Sur son site internet, la PSA, "en collaboration avec l'Office vétérinaire du canton de Thurgovie, recherche des détenteurs de chevaux intéressés et compétents, qui pourraient prendre en charge un animal, voire plusieurs animaux et leur offrir des conditions d'hébergement appropriées et répondant aux besoins de leur espèce". La PSA précise que les chevaux seront vendus pour un prix envisagé de 800 francs.

Des franches-montagnes surtout

La plupart des chevaux saisis sont des chevaux de la race franches-montagnes, dont notamment une cinquantaine de poulains absolument pas dressés, précise la PSA. Une dizaine de juments sont "en mauvais état de nutrition, mais sinon ok", ajoute l'association sur son site.

Durant leur séjour à Schönbühl, les chevaux sont soignés et bichonnés par une école de recrues. Peu habitués aux soins, les plus jeunes d'entre eux donnent du fil à retordre aux non moins jeunes militaires.

Eleveur placé "à des fins d'assistance"

Le scandale des chevaux maltraités à Hefenhofen (TG) avait éclaté début août. Des défenseurs des droits des animaux avaient dénoncé les conditions dans lesquelles le bétail - chevaux, porcs, boeufs, moutons et chèvres - était détenu. Des photos montraient des chevaux amaigris, voire abandonnés morts au sol.

Connus des autorités pour les mêmes faits, le propriétaire des animaux a été arrêté la semaine dernière et les 250 bêtes ont été évacuées de la ferme. Placé à des fins d'assistance par le médecin cantonal, l'éleveur s'est vu signifier une décision superprovisionnelle lui interdisant de détenir des animaux. Les bêtes évacuées ne lui seront pas rendues.

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ATS