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"La mission a été accomplie : il y a aujourd'hui largement de quoi occuper l'ensemble des clochers d'Alsace!", a dit Michel Habig, dernier président de l'association pour la protection et la réintroduction des cigognes en Alsace-Lorraine.

KEYSTONE/EPA DPA/ARMIN WEIGEL

(sda-ats)

"Mission accomplie": la principale association qui oeuvrait pour la sauvegarde et la réintroduction de la cigogne en Alsace, dans l'est de la France, vient de s'auto-dissoudre. Elle est convaincue que le volatile, désormais bien installé, n'a plus besoin d'aide.

Lors d'une assemblée générale qui s'est tenue lundi à Colmar, l'association pour la protection et la réintroduction des cigognes en Alsace Lorraine (Aprecial), créée en 1983 alors que la région ne comptait plus qu'une trentaine de couples reproducteurs, a été dissoute.

Quelque 800 couples sont recensés aujourd'hui en Alsace (soit un tiers du total en France).

De quoi occuper tous les clochers

"La mission a été accomplie, car il y a aujourd'hui largement de quoi occuper l'ensemble des clochers d'Alsace!", a dit mardi Michel Habig, le dernier président de l'association.

L'échassier, qui a frôlé l'extinction en France dans les années 1970, a longtemps été victime d'un taux de mortalité très élevé pendant sa migration hivernale vers le Sud. Parmi les principales causes: les sécheresses sahéliennes, mais aussi la chasse et les lignes de haute tension tout au long du périple vers l'Afrique.

Méthode éprouvée

L'Aprecial a coordonné l'activité de plusieurs enclos de réintroduction alsaciens. Leur méthode: retenir pendant trois ans de jeunes cigognes en captivité, pour supprimer leur instinct migrateur, avant de les relâcher pour recoloniser les villages.

Ces couples devenus sédentaires donnent naissance à des jeunes qui, eux, migrent. La méthode a fait ses preuves et des centaines de cigognes ont ainsi été réintroduites dans la nature ces trente dernières années.

L'association a aussi beaucoup oeuvré pour sécuriser les installations électriques, mais aussi avec les sapeurs-pompiers pour leur apprendre à "sauver" les nids qui menaçaient de tomber des clochers.

"La cigogne doit désormais vivre avec nous, les humains, sans pour autant être dépendante", résume Gérard Wey, directeur de l'association, qui prend sa retraite.

Le recensement continue

Les oiseaux à long bec conserveront toutefois un de leurs anges gardiens: un technicien de l'Aprecial continuera son activité pour le compte du conseil départemental. Il pourra ainsi encore baguer les cigogneaux, ce qui permettra de suivre leurs déplacements et de continuer à recenser la population.

ATS