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La riche commune argovienne d'Oberwil-Lieli aurait dû accueillir une dizaine de requérants d'asile (archives).

KEYSTONE/ALEXANDRA WEY

(sda-ats)

Les citoyens de la commune argovienne d'Oberwil-Lieli ne veulent pas de la dizaine de requérants d'asile que le canton envisageait de lui attribuer. En rejetant de justesse dimanche le budget, ils ont indirectement exprimé leur opposition à cet accueil.

Le budget de la commune a été rejeté par 579 voix contre 525, avec un taux de participation de 68,9%. Le budget adopté en assemblée communale fin novembre était attaqué par un référendum d'une citoyenne. Celle-ci conteste la suppression d'une dépense de 290'000 francs qui devait être versée au canton pour libérer la commune de son devoir d'accueillir des requérants d'asile.

La décision n'est pas définitive. Il appartient désormais à l'exécutif de présenter un nouveau budget à l'assemblée communale. Libre à lui de revenir à charge en présentant une version sans la dépense compensant la non-venue de requérants. Un référendum serait alors à nouveau possible.

Forte de quelque 2100 citoyens, Oberwil-Lieli est parmi les communes riches du canton. Elle n'est pas la seule à saisir l'opportunité que leur offre le gouvernement depuis le début de l'année d'accueillir trop peu ou pas de requérants d'asile contre le versement d'un montant forfaitaire de 110 francs par jour et par personne qui ne vient pas.

Celui-ci couvre les frais d'hébergement et d'entretien. Le canton enverra ces prochains jours les premières factures aux communes concernées. Jusqu'à l'introduction de ce règlement, les communes pouvaient se défaire à très bon marché de cette obligation de prise en charge.

Au total, les 213 communes argoviennes prenaient en charge à fin mars 2530 requérants d'asile, 314 de plus qu'un mois plus tôt.

ATS