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Un certain nombre des problèmes rencontrés par le service valaisan de l'enseignement étaient dus au comportement de Jean-Marie Cleusix (archives).

KEYSTONE/OLIVIER MAIRE

(sda-ats)

Jean-Marie Cleusix a malmené les collaborateurs du service valaisan de l'enseignement dont il était le chef. Conflits, manipulations, intimidations, communication militaire et ton blessant sont quelques-uns des reproches qui lui sont adressés.

Le groupe de travail interdépartemental, mis sur pied par le Conseil d'Etat valaisan après la démission de Jean-Marie Cleusix en juillet dernier, a rendu ses conclusions jeudi matin devant la presse. Les témoignages qu'il a recueillis au sein du service de l'enseignement sont éloquents.

"Certaines personnes étaient proches des larmes quand elles ont parlé devant nous. Il y avait une peur dans ce service qui a été levée avec le départ de Jean-Marie Cleusix", a indiqué Philipp Spörri, chancelier de l'Etat du valais et président du groupe de travail.

Communication "militaire"

Les collaborateurs décrivent un homme à la communication "militaire ou très autoritaire" et "dénuée de tact". Son ton "abrupt, exagérément cassant, voire blessant", parfois même qualifié de "brutal", heurtait ses interlocuteurs.

Jean-Marie Cleusix confond autorité avec pouvoir, il a une tendance à exagérer certains propos, voire à affabuler, selon ses anciens collègues. Il réprimandait, mettait à l'écart, humiliait certaines personnes et privilégiait fortement une collaboratrice en particulier.

"Il est possible que les départs de certains collaborateurs du service, motivés officiellement par un âge proche de la retraite ou par l'opportunité d'un nouveau défi professionnel, s'expliquent également, du moins en partie, par l'attitude de Jean-Marie Cleusix", souligne le rapport.

Etat général "inquiétant"

Les conflits ont débuté rapidement après l'entrée en fonction de M. Cleusix au poste de chef de service, le 1er janvier 2014. Ils se sont aggravés à partir du printemps 2016.

Le rapport indique que "l'état général de Jean-Marie Cleusix a dès lors parfois été qualifié d'inquiétant, de même que sa lucidité face aux décisions qu'il prenait, considérées à plusieurs reprises comme absurdes, y compris par le chef du département Oskar Freysigner".

Le 27 juillet dernier, Jean-Marie Cleusix démissionne. Suite à un accord, il est nommé professeur au collège de St-Maurice.

Malgré la situation, "le service de l'enseignement a fonctionné globalement à satisfaction. Sa gestion financière a été assurée, de même que ses missions et prestations, à l'exception de retards et de dysfonctionnements dans la gestion du secondaire II", précise encore le rapport.

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ATS