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Le canton de Vaud boucle ses comptes 2011 sur un excédent de 343 millions de francs, alors que le budget prévoyait seulement 3 millions. Les rentrées fiscales ont été meilleures que prévu, mais il s'agit surtout de revenus conjoncturels, avertit Pascal Broulis.

"Vaud garde la main sur ses finances", a commenté jeudi devant les médias le chef du Département des finances, satisfait de ce septième exercice positif après quinze ans de déficits. L'an dernier, le bénéfice atteignait 302 millions, sans compter des écritures de bouclement à hauteur de 669 millions.

Cette année, seuls 56 millions de francs ont été retranchés avant résultat. Il s'agit essentiellement de préfinancements pour deux bâtiments qui seront construits sur le site universitaire de Dorigny.

Revenus stables

Les chiffres présentés jeudi sont d'autant plus satisfaisants qu'ils n'incluent pas les 500 millions de francs provisionnés en trop ces dernières années pour la péréquation fédérale (RPT). Le gouvernement avait annoncé en août 2011 la réaffectation de cet excédent notamment dans le développement des infrastructures de transport et des énergies renouvelables.

Les revenus sont stables comparés aux comptes 2010, ils se montent à 8,424 milliards de francs (+0,1%). Les rentrées fiscales représentent 5,218 milliards (+1,9%) et comprennent 6 points d'impôts transférés au 1er janvier 2011 des communes vers le canton.

Si l'on fait abstraction de ce transfert, la progression réelle des impôts sur le revenu et la fortune est négative (-2,5%) et suit la tendance amorcée en 2010 (-3,7%) après des années de forte croissance. Pour le grand argentier, les ressources du canton sont "tarissantes", ce qui doit inciter à la prudence budgétaire.

Près de 40% de l'excédent des comptes 2011 par rapport au budget provient des impôts dits conjoncturels (gains immobiliers et droits de mutation) et 13% de l'imposition des entreprises (bénéfice et capital). L'économie vaudoise a mieux résisté à la crise que prévu, a expliqué Pascal Broulis.

ATS