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Les comptes 2014 de l'Etat de Genève affichent un excédent de six millions de francs. Vu la bonne conjoncture économique et une rentrée extraordinaire de 415 millions grâce à un riche contribuable, ce résultat "à peine à l'équilibre" ne satisfait pas le gouvernement.

"Les comptes positifs de 2013 étaient en trompe-l'oeil, ils sont cette année en équilibre précaire", a indiqué mardi devant la presse Serge Dal Busco, chef du département des finances. Le Conseil d'Etat a annoncé dans la foulée un plan de mesures d'économie qui accompagnera le budget 2016.

"Les fondamentaux financiers de l'Etat sont donc plus inquiétants que ne laisse transparaître le compte de fonctionnement", relève le gouvernement. Les revenus atteignent 7,950 milliards et les charges 7,944 milliards, soit une hausse générale de presque 3% par rapport à ce qui avait été inscrit au budget. Ces augmentations sont liées à des événements particuliers qui ne se reproduiront plus.

Garder les riches

Les revenus fiscaux dépassent de 281 millions les montants prévus. Dans le détail, l'impôt courant est de 551 millions supérieur au budget. Cet énorme écart s'explique par la conclusion d'une "opération fiscale significative" de 415 millions de francs.

Le Grand Argentier n'en dira pas plus - secret fiscal oblige - sur l'origine de ce pactole. On sait que cette manne est globalement due à l'impôt sur les personnes physiques et que la commune d'Anières entre dans l'équation. M. Dal Busco en a profité pour rappeler qu'il était important que Genève continue à offrir des conditions-cadres pour garder ses riches contribuables.

Une provision extraordinaire

L'augmentation des charges par rapport au budget (+ 222 millions) provient essentiellement d'une provision de 203 millions pour couvrir les risques liés à la nouvelle caisse de pension du canton.

Si le degré de couverture de la caisse n'atteint pas les seuils légaux de 60% en 2020 et 75% en 2030, l'Etat devra effectivement verser des intérêts à la caisse. Le Conseil d'Etat a préféré assurer ses arrières. Mis à part cette provision, les charges ordinaires sont bien maîtrisées et même inférieures au budget, selon le Conseil d'Etat.

Enfin, la dette du canton a progressé de 600 millions pour atteindre 13,39 milliards à la fin de l'année. Avec une moyenne annuelle de 12,7 milliards, le seuil pour enclencher le frein à l'endettement (13,3 milliards) est tout près.

Au vu du faible niveau des taux, la charge d'intérêts demeure néanmoins stable (230 millions). Mais cette dette reste "le vrai point de faiblesse du canton", a souligné le président du Conseil d'Etat François Longchamp. Le gouvernement maintiendra donc son cap pour réduire son endettement.

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ATS