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Les condamnations à mort de deux accusés de viol suspendues

Ce contenu a été publié le 14 juillet 2014 - 17:35
(Keystone-ATS)

La Cour suprême indienne a suspendu la condamnation à la peine capitale de deux hommes reconnus coupables d'avoir participé, à New Delhi, au viol en réunion d'une étudiante ayant entraîné sa mort, qui avait horrifié l'Inde fin 2012. Les juges doivent examiner un dernier recours.

La plus haute juridiction indienne a ordonné cette décision pour pouvoir examiner un dernier recours des deux hommes, le professeur de gymnastique et l'homme chargé du nettoyage de l'autobus dans laquelle la jeune femme a été agressée.

"La peine a été suspendue par la cour après le dépôt d'un recours", a indiqué A.P. Singh, l'avocat des deux hommes. L'avocat a déposé une "requête spéciale" invoquée par une partie lorsqu'elle estime être victime d'une injustice manifeste ou invoque une décision inconstitutionnelle.

"Les accusations contre mes clients sont totalement fausses, ils ont été accusés à tort", a-t-il ajouté. "Ils n'étaient même pas à Delhi quand ce crime est supposé s'être produit", a-t-il ajouté.

Quatre peines de mort

Quatre hommes ont été condamnés à mort en septembre pour le viol en réunion en décembre 2012 d'une étudiante en kinésithérapie, âgée de 23 ans, morte de ses blessures à l'hôpital 13 jours plus tard. Elle avait été agressée avec une barre de fer et violée dans un autobus le 16 décembre alors qu'elle rentrait du cinéma avec son ami. Des milliers d'Indiens révoltés avaient manifesté après ce viol.

La Haute cour de Delhi avait confirmé la peine de mort pour les quatre hommes plus tôt dans l'année, jugeant que ce crime "atroce" pouvait être classé parmi les crimes passibles de la peine capitale.

Les deux autres condamnés à mort ont déjà déposé un recours similaire. Un cinquième accusé, âgé de 17 ans, au moment des faits a été condamné fin août à trois ans de prison. Un sixième, le chauffeur de l'autobus présenté comme le meneur, a été retrouvé mort dans sa cellule en mars, un décès attribué à un suicide par les autorités pénitentiaires.

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