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Quatre conseillers fédéraux étaient sur la brèche mardi, ils seront six le 1er Août.

KEYSTONE/BENJAMIN MANSER

(sda-ats)

Les célébrations de la fête nationale ont débuté mardi avec moins de feux d'artifice mais tout autant de discours. Quatre conseillers fédéraux étaient sur le pont, dont le président Alain Berset toute la journée.

Sécheresse oblige, les feux d'artifice privés étaient interdits dans la plupart des cantons. Et même dans ceux où aucune interdiction générale n'avait été promulguée, certaines autorités ont jugé plus prudent d'annuler le feu d'artifice public, comme à Neuchâtel.

En Argovie, les communes de Baden et Bremgarten n'ont pas manqué d'imagination. A défaut de pyrotechnie sur la Reuss, elles ont mis au point un spectacle laser et lampions LED.

Au-delà de la fête et de la communion patriotique, on n'imagine pas une fête nationale sans discours, notamment ceux des conseillers fédéraux dont quatre étaient déjà sur la brèche mardi. Avant de s'exprimer en soirée dans sa commune de Belfaux, le président de la Confédération a consacré sa journée à 120 citoyens gagnants d'un concours.

Balade présidentielle

Ensemble ils ont effectué une promenade d'une dizaine de kilomètres au Lac noir et partagé un brunch. A l'image de Guy Parmelin à Langrickenbach (TG), il a puisé dans l'histoire pour évoquer la Suisse d'aujourd'hui, ses forces et ses faiblesses.

Pour le président de la Confédération, la Suisse doit d'autant préserver sa capacité à faire des compromis en cette période de polarisation. Grâce à cela, le pays se porte bien aujourd'hui, que ce soit au niveau économique, de son système de santé ou de son système éducatif.

De nombreuses personnes s'engagent également pour le bien commun et la Suisse concilie de mieux en mieux vie familiale et professionnelle, "même s'il reste encore beaucoup à faire". Pour le Fribourgeois, des défis subsistent toutefois dans l'emploi des plus de 55 ans, dans l'égalité salariale homme/femme et dans la protection sociale des travailleurs à l'ère du numérique.

Système de milice

Pour Guy Parmelin, le peuple suisse, qui ne s'interdit pas de rêver, est foncièrement pragmatique. Il n'est pas dans sa nature d'être d'un enthousiasme béat.

Le ministre de la défense a notamment fait l'éloge du système de milice, qui n'est pas seulement militaire. Hérité de la démocratie athénienne, il imprègne encore plusieurs facettes de la vie institutionnelle elle-même garantie par la culture de consensus et la démocratie directe.

Tourisme

Il n'est pas étonnant que la Suisse soit décrite comme un petit paradis très admiré et Lucerne, d'où Johann Schneider-Ammann a prononcé son discours, comme un paradis dans le paradis. Et le ministre de l'Economie est prêt à en ouvrir les portes aux touristes.

Ceux-ci revêtent une grande importance pour la Suisse et pour Lucerne, notamment les visiteurs venus d'Extrême-Orient. "Nous ne pouvons jamais avoir trop de touristes", a souligné le conseiller fédéral bernois.

Migrations

D'aucuns estiment en revanche que la Suisse et l'Europe comptent trop de réfugiés. C'est pour casser le nez à cette sottise que Simonetta Sommaruga s'est exprimée à Muttenz (BL), une ville qu'elle a voulu donner en exemple et remercier pour avoir accepté de prolonger l'ouverture de ce centre pour réfugiés.

L'Europe accueille moins d'un réfugié sur six dans le monde. La plupart sont recueillis par des pays parmi les plus pauvres. "C’est d’eux dont nous devrions nous occuper, et des habitants, par exemple de la Jordanie ou de l’Éthiopie, qui n’ont pas grand-chose eux-mêmes et doivent partager leurs maigres ressources en eau et leurs terres arides avec les réfugiés".

Coopération transfrontalière

A Rorschach, également une cité frontalière, Ignazio Cassis a lui aussi parlé migration, mais celle des Italiens dans les années 60. Pour rappeler aux habitants de la ville saint-galloise qu'ils avaient accepté en 1970, de justesse certes, contrairement au peuple suisse, l'initiative xénophobe Schwarzenbach.

Les choses ont, depuis, bien changé, a affirmé le Tessinois. Malgré des situations difficiles, l'intégration a finalement bien fonctionné et l'italianité a apporté un enrichissement.

Evoquant Rorschach et sa situation géographique, le ministre des affaires étrangères a dit que "nous devons apprendre de cet exemple de pont que constituent les régions frontalières". Il rêve parfois que les relations entre Berne et Bruxelles fonctionnent aussi bien que la coopération transfrontalière sur l'approvisionnement en eau potable autour du lac de Constance, un exemple parmi d'autres.

Mercredi, journée officielle, le marathon continue pour plusieurs conseillers fédéraux, rejoints par Doris Leuthard, notamment au brunch à la ferme. Le président de la Confédération Alain Berset sera notamment à l'événement de la Plaine du Grütli. Seul Ueli Maurer parmi les sept, à l'étranger, ne participe pas à la fête cette année.

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ATS