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Alain Berset au Grütli.

KEYSTONE/PETER KLAUNZER

(sda-ats)

Six des sept conseillers fédéraux ont prononcé pas moins de 17 discours dans autant de lieux, dont quatre en Suisse romande durant les deux jours de festivités du 1er Août. Du compromis helvétique au vivre ensemble, des migrations à la formation, petit tour d'horizon.

Symbole du 1er Août par excellence, la Prairie du Grütli a accueilli quelque 1300 personnes mercredi. Comme la veille dans son canton, le président de la Confédération Alain Berset a souligné que c'est grâce à sa capacité de compromis que la Suisse se porte bien aujourd'hui. La prévoyance vieillesse et le système de santé en ont besoin.

La réussite économique du pays repose aussi sur l'importance accordée à l'égalité des chances, a souligné le président de la Confédération. Mais des défis subsistent dans l'emploi des plus de 55 ans, dans l'égalité salariale homme/femme et dans la protection sociale des travailleurs à l'ère du numérique, a ajouté le socialiste.

La culture du consensus est aussi apparue dans l'allocution du ministre de la défense. Selon Guy Parmelin, qui s'est notamment exprimé à Payerne (VD), "la vitalité, la stabilité et la probité de nos institutions sont des atouts à porter au crédit de la culture de consensus et de la démocratie directe, deux traditions désormais inscrites au patrimoine immatériel du pays, au même titre que le système de milice qui n'est pas seulement militaire.

Consensus: à l'étranger aussi

Le compromis vaut aussi en politique étrangère. C'est ainsi que les relations entre la Suisse et l'UE fonctionnent, a répondu le président de la Confédération, interrogé par les journalistes en aparté au Grütli. Un jugement qu'a confirmé à Keystone-ATS l'ambassadeur de l'UE en Suisse, Michael Matthiessen, invité sur la prairie mythique. Non sans préciser que l'UE elle-même est "un compromis entre ses 28 Etats membres".

Doris Leuthard a elle aussi parlé de politique étrangère à Lausanne et Villmergen (AG), plaidant le multilatéralisme. Sans citer de nom, elle a critiqué ceux qui ne suivent pas cette ligne. Une "dangereuse spirale négative" se dessine, qui, à coups de taxes douanières punitives, conduit à la rupture d'importants accords internationaux", a ajouté Mme Leuthard.

Be first, but be right

Le mot "first" a souvent été utilisé ces derniers mois. Elle peut aussi le dire, mais en y ajoutant "be right".

Au plan intérieur, ce sont les défenseurs de l'initiative contre les juges étrangers qui en ont pris pour leur grade. Alors qu'elle parle d'une Suisse ouverte, fiable et innovatrice, l'Argovienne estime que "ceux qui placent la constitution fédérale avant les droits populaires vont à l'encontre des intérêts de la Suisse".

Migrations

Ces derniers se conjuguent d'ailleurs étroitement avec l'étranger dans des domaines multiples. Comme celui de la migration, évoquée par Simonetta Sommaruga à Muttenz (BL), une ville qu'elle a voulu donner en exemple et remercier pour avoir accepté de prolonger l'ouverture d'un centre fédéral pour réfugiés.

Répondant à ceux qui croient que la Suisse et l'Europe comptent trop de réfugiés, la conseillère fédérale a souligné que notre continent accueille moins d'un réfugié sur six dans le monde. La plupart sont recueillis par des pays parmi les plus pauvres. "C’est d’eux dont nous devrions nous occuper, qui n’ont pas grand-chose eux-mêmes et partagent néanmoins leurs maigres ressources en eau et leurs terres arides avec les réfugiés".

Coopération transfrontalière

Ignazio Cassis a également choisi une cité frontalière, Rorschach, comme exemple pour parler migration, celle des Italiens dans les années 60. Et rappeler aux habitants de la ville saint-galloise qu'ils avaient accepté en 1970, de justesse certes, contrairement au peuple suisse, l'initiative xénophobe Schwarzenbach. "Aujourd'hui, malgré des situations difficiles, l'intégration a finalement bien fonctionné et l'italianité apporté un enrichissement", a dit le Tessinois.

"Nous devons apprendre de cet exemple de pont que constituent les régions frontalières" comme Rorschach, a dit le ministre des affaires étrangères. Il rêve parfois que les relations entre Berne et Bruxelles fonctionnent aussi bien que la coopération transfrontalière sur l'approvisionnement en eau potable autour du lac de Constance, un exemple parmi d'autres.

Petit paradis

Johann Schneider-Ammann est aussi resté proche des thèmes de son département. Il a choisi Lucerne et Fribourg, deux petits paradis dans le paradis qu'est la Suisse, pour évoquer les atouts touristiques, éducatifs ou numériques dont dispose la Suisse. Le ministre de l'économie mise notamment dans le tourisme issu d'Extrême-Orient.

Puisant lui aussi dans le passé pour justifier son optimisme, il est convaincu que la Suisse et la qualité de sa formation peuvent jouer un rôle dans la révolution numérique. L'Université de Fribourg n'a-t-elle pas été une des premières institutions à posséder son propre ordinateur. c'était en 1964. Il n' en avait alors que 20'000 dans le monde, essentiellement aux Etats-Unis.

Brunch

Quant à sa casquette de ministre de l'agriculture, Johann Schneider-Ammann l'a revêtue en participant, à Hergiswil am Napf (LU) à un des 360 brunchs à la ferme organisés par l'Union suisse des paysans. Aux côtés des quelque 150'000 participants, ses collègues Simonetta Sommaruga, à Münsingen (BE), et Doris Leuthard à Villmergen (AG) y ont aussi pris part mercredi.

La veille, Alain Berset avait lui aussi partagé un brunch avec 120 citoyens gagnants d'un concours. Ensemble, ils ont effectué une promenade d'une dizaine de kilomètres au Lac noir. En vacances à l'étranger, Ueli Maurer est le seul conseiller fédéral à ne pas avoir participé, cette année, à la fête nationale.

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