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Les Polonais ont commencé à se rendre aux urnes dimanche pour renouveler leur Parlement. Le scrutin devrait voir l'arrivée au pouvoir des conservateurs catholiques et populistes de Jaroslaw Kaczynski, aux dépens des libéraux centristes au pouvoir depuis 8 ans.

A l'ouverture d'un bureau de vote dans le centre de Varsovie, il y avait bien plus de monde que lors de la présidentielle en mai dernier. Ne voulant pas dire leur nom, ces personnes n'en affichaient pas moins des opinions très tranchées.

"Je vote pour Droit et Justice (PIS, conservateur, opposition), car je ne veux pas que les Allemands continuent à nous gouverner", lance un retraité.

"Moi, je classe les partis politiques polonais en mauvais, très mauvais et pires", explique un autre retraité, ex-universitaire. "Je vote sans enthousiasme pour la Plateforme civique (PO, au pouvoir) parce que c'est la seule force qui puisse freiner le PIS, dont je n'aime surtout pas les méthodes de lutte politique".

Les bureaux de vote ouvrent à 07h00 et fermeront à 21h00. Les sondages suivront rapidement. Les résultats officiels ne sont pas attendus avant lundi.

Majorité absolue?

La question majeure de ces élections en Pologne est de savoir si la formation traditionaliste et eurosceptique Droit et Justice (PiS) de M. Kaczynski recevra un soutien suffisant pour gouverner seule. La seconde est de savoir quels seront les autres partis représentés dans le futur parlement: ils peuvent être entre deux et sept, selon les sondages.

Surfant sur une vague de promesses populistes et la peur des migrants, le PiS est crédité d'une avance d'au moins dix points sur les libéraux centristes de la plate-forme civique (PO), usés par le pouvoir et "abandonnés" il y a un an par leur leader charismatique Donald Tusk, aujourd'hui président du Conseil européen.

Une campagne dynamique, quoique ayant aussi recours à des arguments xénophobes, et de nombreuses promesses aussi alléchantes que peu réalistes - baisse des impôts et de l'âge de la retraite, augmentation des allocations familiales - expliquent cette avance.

"Chaos"

Jaroslaw Kaczynski, le frère jumeau du président Lech Kaczynski, tué en 2010 dans un accident d'avion à Smolensk (Russie), a déjà l'avantage d'avoir à la tête de l'Etat son homme, Andrzej Duda, élu en mai.

Acclamés par leurs partisans au cri "Damy rade!" ("Cela ira!"), Jaroslaw Kaczynski et sa candidate au poste de premier ministre Beata Szydlo n'ont pas cessé d'expliquer aux électeurs qu'ils avaient à choisir entre "le bon changement" incarné par le PiS et le "chaos" qu'entraînerait inévitablement un gouvernement de coalition de leurs adversaires, dès le départ en conflit avec la présidence.

La présence dans la course de plusieurs petits partis, dont des nouveaux venus sur l'échiquier politique, risque d'empêcher le PiS d'atteindre son objectif de plus de 230 sièges à la diète qui en compte 460, et de plus de la moitié des 100 sénateurs qui seront aussi élus dimanche.

Les adversaires de M. Kaczynski évoquent le souvenir de la période 2005-2007 où il était au pouvoir, marquée par des rapports difficiles avec Bruxelles, Berlin et Moscou, ainsi que par des tensions sociales.

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ATS