Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les cyclistes pourront peut-être bientôt tourner à droite au feu rouge: la conseillère fédérale Doris Leuthard a donné des signaux positifs en ce sens.

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Les cyclistes seront peut-être bientôt autorisés à tourner à droite au feu rouge. En réponse à une motion de l'ancien conseiller national Thomas Maier (PVL/ZH), la ministre des transports Doris Leuthard a donné un signal positif en ce sens.

"Je prendrai une décision encore cette année", a annoncé la conseillère fédérale. Le gouvernement s'était déclaré plutôt favorable à l'idée, d'autant plus que les essais menés à Bâle semblent prometteurs, a rappelé la ministre.

Mais avant de légiférer, le Conseil fédéral voulait récolter davantage d'informations. Il veut notamment savoir si cette solution n'a pas des effets secondaires négatifs sur la sécurité routière. Autre problème: quelle signalisation utiliser pour appliquer la nouvelle réglementation? Le sujet suscite de gros débats dans les pays concernés, note le gouvernement.

Motion retirée

Face aux signaux positifs donnés par Doris Leuthard, Jürg Grossen (PVL/BE), qui avait repris la motion de son ex-collègue, a décidé de la retirer. Elle était soutenue par des conseillers nationaux de tous bords.

La France, la Belgique et le Danemark autorisent déjà les deux roues à griller les feux rouges pour tourner à droite. Légaliser cette pratique en Suisse, sauf aux croisements dangereux, ne gênerait pas la circulation et ne pénaliserait pas les autres usagers de la route, a argumenté M. Grossen.

L'auteur de la motion y voit aussi un moyen de renforcer l'attrait du vélo, de fluidifier le trafic cycliste et d'éviter, grâce à des règles claires, les mésententes entre automobilistes et adeptes de la petite reine.

Mesures d'encouragement pas nécessaires

Le National a rejeté deux autres motions des Vert'libéraux concernant les cyclistes. Il estime que de nouvelles initiatives pour promouvoir l'usage du vélo ne sont pas nécessaires au vu des efforts actuels. Il a donc enterré, par 124 voix contre 62, un texte de l'ancien conseiller national Roland Fischer (LU) qui réclamait un catalogue de mesures afin d'encourager la mobilité douce.

Son intervention demandait avant tout que soient organisées davantage de campagnes de sensibilisation pour améliorer l'image du vélo auprès des écoliers, "les cyclistes de demain", et du personnel enseignant. Les règlements scolaires et les directions d'écoles limitent encore trop souvent l'utilisation de ce moyen de transport d'avenir.

Le gouvernement peut faire bien plus, a déclaré Jürg Grossen, qui a repris la motion de son ex-collègue. Le Conseil fédéral avait parlé d'un catalogue de mesures pour fin 2015, mais on l'attend toujours, a-t-il critiqué en vain.

La majorité a estimé que les mesures visant à encourager la mobilité douce étaient suffisantes à l'heure actuelle. La ministre des transports Doris Leuthard a pointé des programmes de sensibilisation soutenus par le Conseil fédéral ces deux dernières années. "Nous soutenons ponctuellement la mobilité douce, mais un catalogue de mesures ne conviendrait pas, parce que trop ciblé", a-t-elle assuré.

Le National a rejeté, par 126 voix contre 60, une autre motion de Thomas Maier, qui demandait d'abroger l'obligation d'utiliser les pistes cyclables. Il voulait notamment tenir compte du fait que le trafic sur les pistes cyclables a fortement augmenté ces dernières années et que ces voies spéciales ne sont pas adaptées aux vélos électriques ni aux vélos de course.

ATS