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Le Grand Conseil genevois a envoyé jeudi deux résolutions au Conseil d'Etat au sujet de la fermeture du site de Merck Serono. Celle de gauche demande de tout mettre en oeuvre pour sauver les emplois alors que celle de droite insiste sur la création de nouvelles entreprises.

"La classe politique se 'rebiffe' de manière unanime", a relevé la députée socialiste Anne Emery-Torracinta. La résolution rédigée par la minorité rose-verte invite le Conseil d'Etat à intervenir à tous les niveaux pour éviter la disparition de 1250 postes de travail et à garantir les droits syndicaux.

La droite, qui avait été huée par les syndicats quelques heures auparavant à la sortie de l'Hôtel-de-Ville, a soutenu la résolution de la gauche. Le débat a été assez houleux entre les deux blocs, le contexte préélectoral ayant contribué à mettre de l'huile sur le feu. Le texte a finalement été renvoyé au Conseil d'Etat à l'unanimité.

Une résolution de l'Entente a aussi passé la rampe quelques minutes auparavant. Le PDC et le PLR demandent au gouvernement d'oeuvrer pour maintenir le développement de l'industrie biotech à Genève en vue de créer des places de travail.

Brutalité

Les auteurs du texte veulent aussi que le bâtiment de Merck Serono soit conservé pour l'industrie et la recherche. Une demande concernant une imposition privilégiée pour les jeunes entreprises développant des innovations (JEDI) a fait grincer les dents de la gauche. Mais la résolution est passée au final sans amendement.

Enfin, une motion de l'UDC pour la création d'un pôle de recherche en biotechnologies a été renvoyée au Conseil d'Etat après un discours rassembleur du chef du département de l'économie (DARES) Pierre-François Unger. Le ministre PDC a appelé à l'unanimité de la classe politique face à "la brutalité et à l'indécence" de l'annonce de la fermeture du site de Merck Serono à Genève.

ATS