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Les partisans d'une suppression du cours plancher de 1,20 franc pour un euro ont été fortement critiqués jeudi au Conseil national. Même l'UDC a mis de l'eau dans son vin. Pas question officiellement pour ce parti de remettre en cause la politique de la Banque nationale (BNS). Celle-ci avait annoncé un peu plus tôt le maintien de sa stratégie.

Il appartiendra à la BNS de déterminer quand la Suisse retrouvera une solution normale, a admis Christoph Blocher (UDC/ZH). Tout en précisant qu'il ne fallait pas forcément rester longtemps à un taux de 1,20 franc au risque de devoir affronter une inflation. Même ton chez le président de l'Union suisse des arts et métiers (USAM) Jean-François Rime.

Les élus UDC ont a été fortement pris à partie par la polémique qui a enflammé les médias ces derniers jours. La suppression du taux à 1,20 franc serait un véritable bain de sang. Des milliers d'emplois seraient supprimés, a lancé Susanne Leutenegger Oberholzer (PS/BL).

La gauche souhaiterait même passer à 1,30, voire 1,40 franc. Mais ces voeux ont été balayés par les partis bourgeois. Quant à l'idée de constituer un fonds souverain, elle divise les esprits.

Statu quo

La Banque nationale suisse (BNS) a annoncé un peu plus tôt jeudi le statu quo quant à sa politique monétaire. La BNS maintient le cours plancher à 1,20 franc pour un euro et le fera prévaloir avec toute la détermination requise.

"Même au cours actuel, le franc demeure à un niveau élevé. Une nouvelle appréciation du franc aurait de graves conséquences sur l'évolution des prix et de l'économie suisse. La Banque nationale ne le tolérera pas. En cas de besoin, elle est disposée à prendre en tout temps des mesures supplémentaires."

L'institut d'émission a également annoncé laisser son principal taux directeur, le Libor, dans une marge de fluctuation inscrite entre 0,00% et 0,25%.

Par ailleurs, la banque centrale améliore sa prévision de croissance pour cette année, tablant sur une hausse du PIB de 1,5% contre 1% trois mois plus tôt. Elle anticipe un lent redressement de l'économie mondiale.

ATS