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L'EPFZ est la haute école la plus internationale de la planète (archives).

KEYSTONE/WALTER BIERI

(sda-ats)

Un nouveau classement de Times Higher Education place sur les deux premières marches du podium les EPF de Zurich et Lausanne, jugées les plus internationales au monde. Les universités américaines, d'ordinaire bien placées, n'apparaissent pas parmi les vingt premiers.

Le magazine Times Higher Education (THE) publie, outre son hit-parade général des hautes écoles, des classements dans diverses catégories. Celui-ci prend en considération la proportion d'étudiants et de membres des facultés étrangers, ainsi que la part des publications où au moins un des auteurs provenait d'un autre pays.

Alors que l'an dernier, l'Université du Qatar était en tête, une nouvelle analyse prenant également en compte la réputation internationale a propulsé l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) de la septième à la première place et celle de Lausanne de la quatrième à la deuxième. Une troisième haute école suisse, l'Université de Zurich (15e) figure dans le top 20.

Top 20 sans les USA

Fait marquant: les universités américaines qui d'ordinaire trustent les premières places des classements - CalTech, MIT, Harvard, Yale ou Stanford - n'apparaissent pas parmi les vingt premières.

Dans un communiqué, le magazine relève que l'Association des universités américaines avait mis en garde contre le fait que d'autres nations pourraient détrôner les Etats-Unis en tant que destination privilégiée des étudiants et chercheurs les plus talentueux.

Si la situation des scientifiques aux USA devait se péjorer sous l'administration Trump, les chercheurs de pointe pourraient aller exprimer leur créativité ailleurs, et les Etats-Unis pourraient perdre de leur force d'innovation.

Pas de plan pour attirer les chercheurs

Président des Académies suisses des sciences, Marcel Tanner juge tout à fait possible que des hautes écoles en Suisse bénéficient de cette situation. Faire une offre attractive à des chercheurs mécontents de Princeton, Harvard ou Yale pourrait être un moyen habile de se profiler, note-t-il.

Des plans concrets pour exploiter cette situation ne semblent toutefois pas à l'ordre du jour. Interrogé par l'ats, le président de l'EPFZ Lino Guzzella observe que "la situation aux Etats-Unis n'est en effet pas simple actuellement pour les chercheurs".

"S'ils se voient imposer encore davantage de limitations, c'est toute la science qui y perdra. Il ne serait toutefois pas honnête de spéculer aujourd'hui sur les bénéfices que nous pourrions tirer de cette situation", estime M. Guzzella.

La science pas renforcée

Son homologue de l'EPFL Martin Vetterli est du même avis: "Il est possible et même probable que l'attractivité des EPF et des universités suisses soit actuellement supérieure à celle des USA en raison du contexte politique".

A courte vue, on pourrait juger cela positif, mais sur le moyen et long terme, la science n'en sort pas renforcée, ajoute le nouveau président. A l'EPFL non plus, aucune mesure spécifique n'est envisagée pour tirer profit de la situation.

Dans les deux derniers hit-parades généraux de THE, l'EPFZ pointait à la 9e place mondiale, l'EPFL à la 31e, puis à la 30e. Certes, de nombreux critères y sont pris en compte, comme l'évaluation par les étudiants, le nombre de Prix Nobel et les publications scientifiques. Mais attirer les talents internationaux reste un pas important vers le succès, comme l'ont largement démontré les universités américaines.

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ATS