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La Conférence des directeurs cantonaux de l'économie publique (CDEP) soutient le taux plancher de 1,20 franc pour un euro. Elle se joint aux récentes critiques pour dénoncer les appels à remettre en cause la politique de la Banque nationale suisse (BNS) en la matière.

Après le ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann, le Conseil national, le syndicat Unia et l'Union suisse des arts et métiers - qui se sont exprimés la semaine dernière - la CDEP souligne les risques d'un abandon du taux plancher. Les conséquences pour la Suisse seraient "sérieuses, spécialement pour ce qui est de l'emploi", a indiqué la CDEP vendredi au terme de son assemblée.

Les demandes pour une levée du taux plancher risquent de "renchérir bien inutilement l'action engagée par la BNS pour défendre le cours de change", déplore la CDEP. La BNS avait décidé de fixer un cours plancher de 1,20 franc pour un euro en septembre dernier.

Entreprises exportatrices

Les entreprises exportatrices vont plus loin que la CDEP. Selon un sondage réalisé par la société Euler Hermes et l'Association swiss export, les exportateurs souhaiteraient un taux plancher relevé entre 1,25 et 1,45 franc pour un euro.

Les PME interrogées, au nombre d'une centaine, indiquent que le franc fort les pousse à une collaboration accrue avec des sous-traitants étrangers. Elles ont aussi dû réduire leurs coûts ces douze derniers mois et optimiser leurs processus de production.

Parc d'innovation

Par ailleurs, les directeurs cantonaux de l'économie publique se sont aussi penchés lors de leur assemblée sur la création d'un parc suisse d'innovation. Après l'adoption de la base légale pour le soutien par la Confédération d'un tel parc, "il faudra s'atteler à la mise en oeuvre technique du projet". Le Conseil des Etats doit encore se prononcer sur la loi adoptée par le National au printemps.

ATS