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Les tensions sont vives entre le gouvernement irakien et les autorités du Kurdistan, depuis la tenue fin septembre d'un référendum d'autodétermination organisé en dépit des mises en garde de Bagdad et de celles de Téhéran et d'Ankara.

KEYSTONE/EPA/STR

(sda-ats)

Les dirigeants kurdes ont ignoré dimanche l'appel de Bagdad à retirer leurs peshmergas de Kirkouk avant la nuit et à annuler le référendum d'indépendance comme conditions à des négociations. Sur le terrain, les troupes se font toujours face.

A l'issue de quatre heures de négociations, le communiqué qu'ils ont diffusé ne fait aucune mention d'un retrait des milliers de peshmergas qu'Erbil dit avoir mis en état d'alerte depuis plusieurs jours.

Et ce alors même que des renforts des troupes irakiennes continuaient d'arriver dimanche dans le sud de la province de Kirkouk, où se trouve les ressources pétrolières, désormais quadrillée par les chars, les blindés et l'artillerie, selon un photographe de l'AFP.

Dimanche, le président de l'Irak, le Kurde Fouad Massoum avait fait le déplacement depuis Bagdad jusqu'au Kurdistan, tandis qu'un nouveau délai était accordé aux forces kurdes pour quitter les positions prises il y a trois ans et où Bagdad souhaite désormais réinstaller ses forces.

Il expirera dans la nuit, a indiqué un responsable kurde, faisant de nouveau planer la menace de violences, après un premier ultimatum prolongé dans la nuit de samedi à dimanche.

'Pas de conditions préalables'

Dans leur communiqué en cinq points, le Parti démocratique kurde (PDK) du président de la région autonome Massoud Barzani et son rival l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), le parti de M. Massoum, mettent en garde contre "les interventions militaires ou les mouvements de troupes" qui "constituent une menace pour tout effort sérieux de règlement pacifique des problèmes".

Ils se disent "entièrement prêts au dialogue". Mais, a prévenu sur Twitter Hemin Hawrami, conseiller de M. Barzani, ils "refusent des conditions préalables" à ces discussions.

"Le PDK et l'UPK rejettent toutes les demandes d'annuler les résultats du référendum", a-t-il précisé, répondant aux déclarations la veille d'une source proche du Premier ministre irakien Haider al-Abadi qui avait estimé qu'"aucun dialogue ne serait mené tant que les résultats du référendum ne sont pas annulés".

Les peshmergas - les combattants kurdes-- se divisent entre les deux partis. Les forces kurdes présentes dans la province de Kirkouk, que les forces irakiennes cherchent à déloger, dépendent de l'UPK.

Combattants face à face

Alors que les politiques tentent de reprendre langue, des milliers de combattants se font face dans cette province située au nord de Bagdad, trois semaines après la tenue d'un référendum au Kurdistan qui a exacerbé les tensions.

Saad al-Hadithi, porte-parole du Premier ministre irakien Haider al-Abadi, a affirmé que "les forces gouvernementales irakiennes ne veulent pas et ne peuvent pas porter atteinte aux citoyens, qu'ils soient kurdes ou autres, mais elles doivent faire appliquer la Constitution".

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ATS