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Le calme est revenu dans la capitale burkinabè, mais le siège de l'état-major restait bouclé au lendemain de l'attaque.

KEYSTONE/EPA/LEGNAN KOULA

(sda-ats)

Le groupe djihadiste malien GSIM (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans) a revendiqué la double attaque de vendredi à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. Elle visait le siège de l'état-major des forces armées et l'ambassade de France.

La revendication de la double attaque qui a fait 16 morts, dont huit assaillants, et 80 blessés, a été relayée par l'agence de presse mauritanienne Alakhbar, via laquelle le GSIM a déjà communiqué par le passé. L'agence précise que l'attaque a été déclenchée en représailles contre la mort d'un des chefs du GSIM, Mohamed Hacen al Ancari, tué récemment par les forces françaises.

L'organisation avait le mois dernier revendiqué une attaque à l'engin explosif dans laquelle deux soldats français de l'opération Barkhane ont été tués dans l'est du Mali, où la France intervient militairement depuis janvier 2013.

Lié à Al Qaïda, le GSIM, ou JNIM selon son acronyme en langue arabe, est responsable d'autres attaques au Sahel ces dernières années, notamment au Mali. Le groupe est aussi lié à l'enlèvement d'au moins six Occidentaux dans la région.

Pour déstablisier le gouvernement?

Avant cette revendication, le gouvernement n'excluait pas, à mots couverts, une responsabilité de personnes liés au putsch manqué de 2015 contre les successeurs de l'ancien dirigeant Blaise Compaoré.

"Il s'agit d'une attaque terroriste, liée à un courant ou un autre (...) des mouvements terroristes dans le Sahel" "ou à d'autres acteurs qui sont pour une déstabilisation ou une situation de blocage de notre avancée démocratique", a déclaré samedi matin Remis Fulgance Dandjinou, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement burkinabé.

Vendredi soir, le ministre de la Sécurité, Clément Sawadogo, avait déclaré que l'attentat visait "peut-être" une réunion militaire de la force multinationale antidjihadiste du G5-Sahel (Mali, Burkina, Niger, Tchad et Mauritanie). La rencontre devait se tenir dans une salle dévastée par l'explosion d'une voiture piégée, mais elle a été changée de salle au dernier moment, évitant un carnage.

Retour du calme

Le premier ministre Paul Kaba Thieba s'est rendu samedi dans la matinée sur les lieux des attaques alors que Ouagadougou a retrouvé un certain calme. Des commerces ont rouvert. Des militaires étaient présents autour des lieux des attaques, mais on ne notait pas de déploiement particulier de forces de sécurité ailleurs en ville.

Huit membres des forces de l'ordre burkinabè ont été tués et 12 blessés sont en état d'urgence absolue, a confirmé samedi la source française. Dans un premier temps, des sources sécuritaires françaises avaient avancé vendredi un bilan d'au moins 28 morts.

Les huit assaillants "ont été tous abattus": "Quatre à l'ambassade de France, en dehors des locaux" et quatre à l'état-major, selon la source. "Trois d'entre eux ont été tués au sein de l'état-major et le quatrième qui s'était réfugié dans un immeuble non loin a également été neutralisé", a-t-elle précisé.

Aucun Français ne figure parmi les victimes, a-t-on appris de source diplomatique française. Deux personnes ont été interpellées près de l'état-major, a indiqué une source sécuritaire sans plus de précisions.

A visage découvert

Le Burkina Faso est depuis 2015 la cible d'attaques djihadistes, qui ont déjà frappé sa capitale. Un tel niveau d'organisation - avec deux groupes d'hommes armés opérant simultanément dans deux endroits du centre-ville de Ouagadougou et utilisant un véhicule piégé avant de lancer l'assaut à l'état-major - n'a cependant jamais été atteint.

Les attaques ont commencé vers 10h00 (11h00 en Suisse) vendredi et se sont terminées entre 14h00 et 15h00. Selon un témoin les assaillants de l'ambassade armés de fusils d'assaut Kalachnikov étaient "habillés en civil, même pas cagoulés, à visage découvert". Le parquet de Ouagadougou a lancé un appel à témoins "pour aider à la recherche et l'identification des complices, des hôtes et de tous facilitateurs éventuels des faits".

C'est la troisième fois en deux ans que la capitale du Burkina est la cible d'attaques visant des cibles fréquentées par les Occidentaux. Dix-neuf personnes avaient été tuées dans un café le 13 août 2017, dans un attentat non revendiqué. Et le 15 janvier 2016, 30 personnes, dont six Canadiens et cinq Européens, avaient été tuées lors d'une attaque revendiquée par le groupe djihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

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ATS