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Les quelque 200 employés de la raffinerie de Collombey (VS) ont accepté jeudi une résolution proposée par les syndicats. Elle exige le retrait de la procédure de licenciement collectif et le dépôt d'une demande de chômage technique. La direction s'y oppose pour l'heure.

Le personnel de la raffinerie de Collombey, membre ou non de la convention collective de travail, s'est réuni jeudi en début d'après-midi pour une assemblée générale. Il a accepté à l'unanimité une résolution proposée par Unia et les Syndicats chrétiens du Valais.

Elle exige le retrait pur et simple de la procédure de licenciement collectif engagée par Tamoil. Elle réclame aussi le dépôt d'une demande officielle par la firme pétrolière visant à activer des mesures de chômage technique et la renonciation à toute procédure de licenciement jusqu'à décision.

24 mois de chômage technique

Accordé pour 12 mois au maximum, le chômage technique peut l'être exceptionnellement jusqu'à 24 mois. "Le Conseil fédéral, compétent en la matière, a déjà accordé de tels délais lors de la crise en 2010", a indiqué à l'ats le secrétaire d'Unia, Blaise Carron.

En privilégiant une demande de chômage technique, les employés de la raffinerie prouvent qu'ils veulent assurer la viabilité du site en vue d'un rachat ou d'une reprise des activités. "Ils optent clairement pour le maintien de l'emploi", souligne Blaise Carron.

Ils s'opposent aussi à la position de leur employeur. Pour l'heure, Tamoil privilégie en effet la procédure de licenciement collectif et la mise sur pied d'un plan social.

Quinze entreprises contactées

Dans une interview publiée jeudi dans "Le Nouvelliste", Clovis Blanc, porte-parole de Tamoil Suisse, indique que la firme a perdu 1 milliard de francs au niveau du raffinage à Collombey depuis 2008, dont 130 millions l'an dernier. En raison des mauvaises perspectives, elle estime "qu'il n'est plus possible de conserver des emplois ni de passer par une période de chômage technique".

Tamoil dit avoir négocié avec quinze entreprises de la branche pour un rachat de l'unité de raffinage ou de l'ensemble des activités. Mais "au final, aucune de ces entités ne s'est déclarée prête à acheter".

Pas avant 2017

Le groupe n'évoque pas de fermeture définitive de la raffinerie. "Si les conditions redeviennent "normales", nous pourrions envisager la reprise de l'activité mais pas avant 2017", relève Clovis Blanc.

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ATS