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Walo Bertschinger qui emploie plus de 2200 collaborateurs en Suisse, ici à Zurich, a annoncé la fermeture de sa succursale genevoise (archive).

KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT

(sda-ats)

La grève au sein de la succursale genevoise de Walo Bertschinger est terminée, mais le conflit reste. Mécontents du plan social proposé en lien avec leur licenciement, les employés ont lancé une procédure de conciliation.

La demande de saisine a été envoyée mercredi à la Commission paritaire genevoise du gros oeuvre (CPGO), a indiqué jeudi devant la presse Yves Mugny, secrétaire responsable du secteur de la construction du syndicat Unia. La grève, qui a duré six jours, est donc terminée pendant la conciliation.

Le nouveau plan social proposé a été refusé à l'unanimité moins une abstention. Les syndicats reconnaissent des efforts de la part de l'employeur, notamment l'intégration de six collaborateurs licenciés fin 2016 dans le plan social et une prise en compte partielle des travailleurs âgés en leur proposant des postes dans le canton de Vaud, mais ce n'est pas suffisant.

Divergences

Le SIT, Syna et Unia veulent des garanties pour préserver le droit à la retraite à 60 ans pour ces collaborateurs âgés transférés dans le canton de Vaud. Les syndicats estiment aussi que même si l'entreprise a augmenté certaines indemnités, la moitié des collaborateurs se retrouve avec une indemnité "insignifiante" de un à deux mois.

Autre point de divergence, selon les syndicats: le refus de Walo Bertschinger de prendre en compte les situations personnelles et familiales des collaborateurs dans le calcul des indemnités. Pourtant ce point figure dans la Convention nationale du secteur du gros oeuvre, soulignent les syndicats.

Une conciliation

Contacté par l'ats, le directeur de la succursale genevoise Philippe Zimmer ne commente pas ces revendications "étant donné qu'une procédure de conciliation est en cours devant la CPGO". Il indique simplement être "tout à fait d'accord" avec cette démarche.

Walo Bertschinger avait dès le début du conflit refusé une conciliation devant la Chambre des relations de travail de Genève (CRCT). La société estimait que seule la CPGO était compétente. La procédure pourrait durer plusieurs semaines.

A ce jour, la quasi totalité de la quarantaine d'employés de la succursale genevoise a reçu sa lettre de licenciement. L'entreprise justifie la fermeture du site genevois par des pertes sur trois ou quatre ans constatées dans cette succursale, dont 6 millions de francs en 2016 pour un chiffre d'affaires de 12 millions.

Aucune autre région en Suisse n'est touchée par des mesures de restructuration. Au total, le groupe emploie plus de 2200 collaborateurs sur une vingtaine de sites.

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ATS