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Une trentaine d'employés genevois de Walo étaient en grève (archives).

KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT

(sda-ats)

Les travailleurs de la succursale genevoise de Walo Bertschinger ont commencé mercredi une grève reconductible. Ils ne sont pas satisfaits du plan social lié à la fermeture de leur site et au licenciement de ses 40 collaborateurs.

"Près de trente travailleurs étaient mobilisés sur les chantiers", a indiqué Yves Mugny, secrétaire responsable du secteur de la construction du syndicat Unia, à l'ats. Le personnel de bureau et les travailleurs d'un chantier en consortium n'ont en revanche pas participé au mouvement.

Les employés ont été contraints d'entamer ce mouvement social en raison de "l'attitude inflexible de l'entreprise", indiquent les syndicats Syna, Unia et le Syndicat interprofessionnel des travailleurs (SIT) dans un communiqué.

Après avoir proposé un mois de salaire par employé, la direction avait lancé le 16 mars un nouveau plan social. Ce dernier avait été jugé insuffisant par les syndicats, car il n'apportait de meilleures conditions qu'à 15 travailleurs.

Une nouvelle rencontre avait été organisée le 20 mars. Mais l'entreprise n'a apporté aucun nouvel élément et a même refusé une séance de conciliation avec la Chambre des relations collectives de travail de Genève (CRCT), précise M. Mugny. Et d'ajouter qu'une quinzaine de personnes ont reçu leur lettre de licenciement dès jeudi. La grève a donc été décidée.

Inquiétude pour les employés âgés

Les syndicats s'inquiètent tout particulièrement pour les travailleurs âgés. Ils demandent qu'une solution de remplacement soit trouvée pour tous les collaborateurs de plus de 55 ans et que les employés licenciés fin 2016 soient inclus dans le plan social. Ils estiment par ailleurs que les indemnités de licenciement sont ridiculement basses.

A travers leur communiqué, les syndicats exigent l'annulation des licenciements prononcés jeudi, ainsi que la reprise des négociations sur la base d'une nouvelle proposition sérieuse.

Possible reprise du dialogue

Le directeur de la succursale genevoise Philippe Zimmer a indiqué avoir été contacté par Unia par courriel pour une reprise du dialogue. "Je leur ai transmis mes dispositions pour jeudi après-midi ou vendredi matin", a-t-il déclaré.

M. Zimmer dit se réjouir de la rencontre, mais n'a pas prévu de nouvelles propositions. Il estime que c'est au tour des syndicats de faire un pas dans sa direction. Si aucune avancée ne devait en résulter, il serait prêt à des négociations avec le "bon conciliateur", à savoir la Commission paritaire genevoise du gros oeuvre (CPGO) et non pas la CRTC.

L'entreprise justifie la restructuration par des pertes sur trois ou quatre ans constatées pour cette succursale, dont 6 millions de francs en 2016 pour un chiffre d'affaires de 12 millions. La conjoncture a notamment été rendue difficile par les prix très bas dans la branche.

Aucune autre région en Suisse n'est concernée par la mesure de l'entreprise. Au total, le groupe emploie plus de 2200 collaborateurs sur une vingtaine de sites.

ATS

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