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Pour l'artiste décédée en 2012, ses dessins avaient une fonction réparatrice.

Marie Humair, Collection Art brut

(sda-ats)

Ses dessins finement ouvragés, ses entrelacs réhaussés de couleurs lui étaient inspirés par un "guide", une présence qu'elle ressentait à ses côtés. La Collection de l'Art brut à Lausanne consacre une exposition à Henriette Zéphir. A découvrir jusqu'au 30 avril.

Pour l'artiste décédée en 2012, ses dessins étaient utiles avant d'être artistiques. Ils avaient une fonction curative, réparatrice. Ce travail lui était "commandé", elle n'avait que peu de prise sur lui; il lui échappait partiellement, explique jeudi le musée.

Née en 1920 près de Toulouse, Henriette Zéphir commence à dessiner en 1961, lorsqu'elle ressent pour la première fois la présence d'une sorte de "guide". Elle réalise plusieurs dizaines de dessins à la mine de plomb, au stylo à bille ou à la plume.

En 1966, Jean Dubuffet, qui est à l'origine de la Collection de l'Art brut, fait la connaissance d'Henriette Zéphir à Nice, où elle réside. Il acquiert vingt oeuvres qui rejoignent ses collections.

L'artiste a deux enfants. Elle quitte Nice pour la Martinique, la Côte d'Ivoire, Cannes puis le Tarn où elle s'établit. Ses dessins l'occupent de manière discontinue, mais aux moments de créations intenses, elle peut s'y investir jusqu'à dix heures par jour.

Pour l'exposition, la famille de l'artiste a prêté un important ensemble d'oeuvres. L'institution a aussi puisé dans ses propres collections, qui ont été enrichies l'an dernier par une donation. L'accrochage met en lumière la singularité et la diversité d'une oeuvre encore largement méconnue du grand public, ajoute le musée.

www.artbrut.ch

ATS

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