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Après l'échec des négociations sur la convention nationale (CN) dans la construction en Suisse, les entrepreneurs appellent à la responsabilité des syndicats. Ils demandent à Unia et Syna de prolonger le texte en vigueur. Ces derniers refusent et protesteront.

L'assemblée des délégués de la Société suisse des entrepreneurs (SSE) a adopté une résolution mercredi à Lucerne. La convention expire à la fin de l'année. Un vide conventionnel constituerait "un signe fatal pour l'économie suisse", selon la SSE.

Avec la prolongation de la convention, les délégués entendent gagner du temps pour de futures rondes de négociations. Une nouvelle CN ne sera acceptée que si elle est déclarée de force obligatoire par le Conseil fédéral, préviennent les délégués.

L'offre soumise aux syndicats est équilibrée, aux yeux des entrepreneurs. Ce paquet apporte "des améliorations substantielles" des conditions de travail dans le secteur principal de la construction qui, converties en salaires, représentent une embellie de 0,75%. S'y ajoute la proposition d'une augmentation salariale de 1,5%.

Rejet des syndicats

Les syndicats préconisaient des hausses d'au moins 2,2% des salaires minimaux pour cette convention collective de travail (CCT) couvrant l'ensemble du pays.

Ils n'entrent toujours pas en matière et protesteront aux côtés des travailleurs le 25 novembre prochain. De leur avis, les problèmes doivent être résolus maintenant et pas être prolongés, écrit Unia dans un communiqué.

Le secteur est en croissance, accentuant la pression sur les travailleurs et leur santé. Unia souhaite notamment une amélioration de la protection contre les licenciements et le versement des salaires en cas de mauvais temps, de maladie et d'accident. Des mesures pour éviter le dumping salarial sont, de plus, nécessaires, répète le syndicat.

ATS