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Les entreprises cotées à la Bourse suisse doivent être plus transparentes sur leurs dons aux partis, estime Actares (photo symbolique).

KEYSTONE/STEFFEN SCHMIDT

(sda-ats)

La plupart des entreprises cotées au Swiss Market Index (SMI) ont versé des dons aux partis politiques en 2015 et 2016. Les sociétés financières ont été les plus actives, selon la 5e enquête d'Actares. Mais elles manquent de transparence.

Les deux grandes banques, Crédit Suisse et UBS, soutiennent les partis représentés à l'Assemblée fédérale. La première met jusqu'à un million de francs à disposition de tous partis, indépendamment de leur orientation politique, indique dimanche Actares, l'actionnariat pour une économie durable.

L'UBS quant à elle a versé 1,6 million en 2015 et 700'000 francs en 2016, mais uniquement aux partis qui "adhèrent aux principes de la concurrence et de l'économie de marché", soit l'UDC, le PLR, le PDC, le PBD et le PVL. Du côté des assureurs, Swiss Life a fait des dons à hauteur de 500'000 francs à des "partis bourgeois".

Swiss Re et Zurich ont financé des partis qui favorisent les intérêts du secteur des assurances. Novartis, Roche et Nestlé ont également attribué des montants totaux entre 220'000 et environ 618'600 francs.

Des candidats isolés ne sont soutenus qu'exceptionnellement, relève Actares. Adecco et Swatch Group n'ont pas versé de dons entre 2015 et 2016.

Trop discret

Si ces entreprises ont avancé des chiffres concrets concernant leurs dons aux partis, elles sont plus réservées lorsqu'il s'agit des montants versés aux associations et aux comités lors de votations ou d'élections. Elles ne donnent que très peu de détails sur les combats politiques soutenus financièrement ou les sommes engagées, regrette Actares.

La banque Julius Baer a été la seule entreprise du SMI à communiquer les montants pour des campagnes de votations. Le PLR a par exemple reçu 50'000 francs pour sa campagne contre l'initiative de mise en oeuvre du renvoi effectif des étrangers criminels.

Swisscom a versé une somme au fonds de campagne d'economiesuisse, mais ne précise par son affectation. Novartis, Swiss Life, Syngenta et Zurich ont reconnu coopérer au financement de campagnes d'associations. Mais sur les contenus et les montants, aucune n'a voulu s'exprimer, selon Actares.

Plus de transparence

Actares n'est pas opposée à cette pratique. Mais elle demande plus de transparence. Les entreprises cotées en bourse doivent demander leur avis aux actionnaires sur les directives et les budgets relatifs aux financements de nature politique, et informer ouvertement sur les sommes versées à ce titre.

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ATS