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Le président du PDC Gerhard Pfister en pleine conversation avec sa collègue de parti et conseillère fédérale Doris Leuthard (archives).

KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

(sda-ats)

Les présidences d'administration d'entreprises proches de l'Etat devraient être dépolitisées, plaide samedi le chef du PDC Gerhard Pfister dans le Tages-Anzeiger. Et ce notamment pour éviter des répercussions négatives sur le parti qui serait concerné.

En toile de fond de cette prise de position, le scandale des subventions qui secoue CarPostal et La Poste. Celle-ci est en effet présidée par le PDC Urs Schwaller et est sous supervision de la conseillère fédérale Doris Leuthard, issue des mêmes rangs politiques.

Dans ce genre de cas, il y a toujours un peu de méfiance qui reste envers les dirigeants, ce qui a des conséquences pour le parti représenté, explique Gerhard Pfister. "L'affaire de La Poste m'a conduit à la conclusion que les présidences d'administration des entreprises proches de l'Etat devaient être dépolitisées."

Le conseiller national zougois, âgé de 55 ans, ne va toutefois pas jusqu'à dire qu'il faille retirer complètement les politiciens des conseils administratifs. Car un politicien n'est pas, de par son engagement politique, incapable d'endosser une telle fonction, souligne-t-il.

Pas de manoeuvre PDC

L'élu parlementaire refuse en tout cas de voir une manoeuvre démocrate-chrétienne dans le scandale de La Poste. D'ailleurs lors des phases décisives de l'affaire, ce n'était pas un PDC aux commandes, explique-t-il, faisant référence au libéral-radical Peter Hasler, prédécesseur d'Urs Schwaller. Ce dernier fait du bon travail de gestion de crise, défend encore Gerhard Pfister.

Mais le conseiller national exige aussi plus de transparence de la part du Conseil d'administration que préside justement Urs Schwaller. Même si le panel a certaines limites d'un point de vue juridique, il est problématique qu'une grande partie des enquêtes soit caviardée. "J'ai l'impression que certains membres du conseil d'administration essaient actuellement de rejeter la faute sur leurs subordonnés."

La Commission de gestion du parlement devrait faire savoir rapidement si elle est en mesure de clarifier cette affaire qui pèse des dizaines de millions de francs. Sinon, il faudra faire appel à une commission d'enquête parlementaire, prévient le Zougois.

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ATS