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Les jeunes migrants doivent bénéficier de la protection de l'enfance. Terre des Hommes en a appellé vendredi lors d'un colloque au respect de la Convention des droits de l'enfant. Ils sont aujourd'hui surtout considérés comme des illégaux et entrent trop souvent dans la clandestinité.

Entre 10 et 50% des mineurs étrangers admis en institution, pour la plupart âgés de 14 à 18 ans s'enfuient, "comprenant très vite que l'institution n'est que la salle d'attente de l'expulsion", explique le responsable d'une étude portant sur la Belgique, l'Espagne, la France et la Suisse.

Situation précaire

Selon une étude du Réseau suisse des droits de l'enfant en 2009, le nombre de demandeurs d'asile non-accompagnés est passé de 15'000 en 1999 à 630 en 2008.

Il est communément admis qu'une bonne part de ces mineurs n'ont pas renoncé à venir en Europe mais évitent une demande d'asile en bonne et due forme en raison du durcissement du droit d'asile. Ils se retrouvent dans le lot des sans-papiers livrés à eux-mêmes, dans une situation encore plus précaire.

Une opportunité

Par ailleurs, le dispositif Agora pour lutter contre la mendicité organisée d'enfants a conduit à quelque 700 arrestations, dont 75 enfants depuis 2009. "Des enfants sont poussés à mendier de sorte que l'on soupçonne parfois des formes de traite d'enfants", a indiqué le chef des services des habitants, migration et police des étranger.

"Les textes existent, il ne faut pas en faire d'autres ou multiplier les normes. Il faut surtout les connaître et les appliquer", a martelé Jean Zermatten, président du comité des Nations Unies pour les droits de l'enfant.

Selon lui, les pays destinataires devraient profiter de ces flux migratoires pour compenser le vieillissement de leur population.

ATS