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Donald Trump et Emmanuel Macron assistent au défilé du 14-juillet sur les Champs-Elysées.

KEYSTONE/AP/MICHEL EULER

(sda-ats)

Deux cents militaires, six F16 de la patrouille acrobatique et deux avions de chasse furtifs: le défilé militaire du 14-Juillet sur les Champs-Elysées a arboré ce vendredi les couleurs de l'US Army, 100 ans après l'entrée des Etats-Unis dans la 1ère guerre mondiale.

Sous les yeux de Donald Trump et d'Emmanuel Macron présents dans la tribune d'honneur, les héritiers des "Sammies", surnom donné aux militaires américains engagés en 1917, ont ouvert le défilé qui devait compter au total 3720 soldats à pied, 211 véhicules, 241 chevaux, 63 avions et 29 hélicoptères.

Le chef de l'Etat français a descendu les Champs-Elysées à bord d'un command car jusqu'à la place de la Concorde. Emmanuel Macron y a retrouvé le couple présidentiel américain, Donald et Melania Trump, au lendemain de leur "dîner d'amis" à la Tour Eiffel.

Première depuis 1989

"La présence des troupes américaines pour le défilé du 14-Juillet est symbolique", souligne-t-on à l'Elysée. "Au moment de l'armistice, 42 divisions américaines étaient engagées sur le front, soit un million de militaires américains commandés par le général Pershing, ont débarqué en France".

La présence d'un président américain au défilé du 14-Juillet, fête nationale tricolore, est une première depuis 1989 et la venue de George H.W Bush qui avait répondu à l'invitation lancée par François Mitterrand à l'occasion du bicentenaire de la Révolution française.

Relations crispées

Ce centenaire tombe à point nommé pour les deux dirigeants, dont les relations - décrites comme "directes" par l'Elysée et "formidables" par la Maison blanche - se sont crispées ces dernières semaines autour des questions du climat et du commerce.

Plus consensuelles, les questions de Défense, notamment la lutte contre le terrorisme, ont offert jeudi à Donald Trump et Emmanuel Macron une fenêtre de tir pour insister sur le caractère "historique" de liens franco-américains.

"C'est l'occasion de marquer un domaine où la relation entre les Etats-Unis et la France est au beau fixe", souligne-t-on à l'Elysée, à l'heure où les deux pays oeuvrent de concert dans la lutte contre l'Etat islamique en Irak et en Syrie et contre des groupes armés dans le Sahel.

Oxygène pour Donald Trump

Point d'orgue de la visite à Paris du président américain, ce défilé offre une bouffée d'oxygène à Donald Trump, fragilisé aux Etats-Unis par de nouvelles accusations de collusion avec la Russie. Une forme de revanche également pour le président étasunien qui s'était vu refuser, selon des médias, une parade militaire au moment de son investiture officielle en janvier.

Dans un contexte de menace encore élevée en France, près de 11'000 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour le 14-Juillet dans la capitale, dont 3500 pour assurer la sécurité du défilé, soit entre 200 et 300 de plus que l'année dernière.

ATS