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Le retrait américain, suivi de celui d'Israël, est un nouveau coup dur pour l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture dont le siège est à Paris (archives).

KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON

(sda-ats)

Les Etats-Unis ont annoncé jeudi leur retrait de l'Unesco au 31 décembre 2018, accusant l'institution d'être anti-israélienne. Peu après, Israël a emboîté le pas à son allié américain et a décidé de se retirer également de l'organisation.

Avant même l'annonce du retrait israélien, l'ambassadeur d'Israël auprès de l'ONU Danny Danon avait salué le retrait des Etats-Unis. Il l'avait qualifié de début d'une "nouvelle ère" aux Nations unies et la preuve qu'il y avait "un prix" à payer pour ses positions anti-israéliennes.

Réagissant au retrait américain, l'actuelle directrice générale de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, Irina Bokova, a dit "regretter profondément" cette décision. Elle a précisé dans un communiqué que le secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, lui avait notifié cette décision par lettre.

"C'est une perte pour l'Unesco. C'est une perte pour la famille des Nations Unies. C'est une perte pour le multilatéralisme", souligne-t-elle. Et de déplorer que ce retrait survienne "au moment où la lutte contre l'extrémisme violent appelle à un renouveau des efforts pour l'éducation et le dialogue des cultures".

"L'universalité est essentielle à la mission de l'Unesco pour construire la paix et la sécurité internationales face à la haine et à la violence, par la défense des droits de l'homme et de la dignité humaine", a encore souligné Mme Bokova.

"Cette décision n'a pas été prise à la légère", justifie le département d'Etat américain dans un communiqué. Elle "reflète les préoccupations américaines quant aux arriérés croissants de l'Unesco, à la nécessité d'une réforme fondamentale de l'organisation et à des préjugés anti-israéliens persistants", dit-il.

"Affront à l'histoire"

Le feu couve depuis des années sur fond de positions controversées de l'Unesco sur Jérusalem et Hébron, défendues par les pays arabes. En 2011, l'admission de la Palestine au sein de l'Unesco a accentué la crise et entraîné la suspension des contributions financières d'Israël et des Etats-Unis, qui fournissaient plus de 20% du budget de l'agence.

En juillet dernier, ces derniers avaient d'ailleurs prévenu qu'ils réexaminaient leurs liens avec l'Unesco. Washington avait qualifié d'"affront à l'histoire" la décision de l'organisation de déclarer la vieille ville de Hébron, en Cisjordanie occupée, "zone protégée" du patrimoine mondial. Une décision qualifiée de "délirante" par Israël.

Le retrait américain porte un rude coup à une institution déjà affaiblie par des difficultés financières et des luttes intestines, alors même qu'elle procède à l'élection de son prochain directeur général. Les 58 membres du conseil exécutif de l'Unesco votent depuis lundi à bulletins secrets afin de désigner à la majorité des voix leur futur dirigeant pour un mandat de quatre ans.

Les trois premiers tours de scrutin n'ont pas suffi à départager les huit candidats. Mercredi, la Française Audrey Azoulay et le Qatari Hamad bin Abdulaziz Al-Kaouari ont obtenu chacun 18 voix devant l'Egyptienne Mouchira Khattab (13).

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ATS