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Le conseiller américain à la sécurité nationale John Bolton a annoncé des coupes du financement du Haut-commissariat aux droits de l'homme à Genève par son pays.

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Washington a mis en garde la Russie à Genève contre toute interférence dans les élections de mi-mandat en novembre aux Etats-Unis. Sur l'ONU, John Bolton a annoncé jeudi des coupes dans la contribution américaine au Haut-commissariat aux droits de l'homme.

Le conseiller américain à la sécurité nationale a rencontré pendant cinq heures à la mission de son pays à Genève son homologue russe Nikolaï Patrouchev. Une réunion de suivi "pour tenter de restaurer les échanges diplomatiques" entre les deux pays, qui avait été prévue après le sommet entre les présidents américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine à Helsinki.

De nombreuses questions ont été abordées, du désarmement au terrorisme en passant par l'Ukraine, les sanctions ou la Syrie. "Nous avons beaucoup avancé", a estimé M. Bolton devant la presse, "conformément" au souhait des deux chefs d'Etat. Pour autant, il a admis que des divergences subsistent.

Après les cyberattaques présumées contre la présidentielle de 2016, le conseiller à la sécurité nationale a mis en garde son homologue sur le scrutin de mi-mandat du Congrès américain attendu en novembre. Il a affirmé lui avoir dit que les Etats-Unis ne "toléreraient pas" une interférence russe.

Alliance contre l'Iran

L'administration de Donald Trump est prête à "prendre toutes les mesures nécessaires", a-t-il affirmé. Le procureur spécial Robert Mueller mène toujours des investigations sur les actions russes avant la présidentielle.

Autre indication de cette venue à Genève, M. Bolton a annoncé dans un entretien accordé à l'agence de presse américaine AP que son pays allait couper son financement au Haut-commissariat aux droits de l'homme. Alors même que l'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet doit remplacer début septembre le Jordanien Zeid Raad al-Hussein, qui a régulièrement critiqué M. Trump, à la tête de l'agence onusienne.

Les Etats-Unis sont sortis récemment du Conseil des droits de l'homme en raison notamment de l'obsession de celui-ci, selon eux, contre Israël. Ils contribuent à près d'un quart du budget de l'ONU et dans la même part à celui des droits de l'homme au sein de l'organisation.

Selon M. Bolton, ils vont "calculer quel est le financement total du Conseil mais aussi du haut-Commissariat et la part américaine sera réduite. Les Etats-Unis n'ont toujours pas remplacé leur ambassadeur à Genève.

Sur les autres sujets discutés avec M. Patrouchev, M. Bolton a largement répété la position américaine. Après ses déclarations des derniers jours en Israël, il estime qu'il est "loin d'être facile" d'obtenir un départ des troupes iraniennes de Syrie. Mais l'objectif est partagé par M. Poutine, a-t-il dit. Les deux conseillers ont discuté jeudi des moyens d'atteindre ce retrait par "une série d'étapes".

Autres sanctions possibles contre Téhéran

Considéré comme l'un des plus radicaux au sein de l'administration de M. Trump, M. Bolton avait affirmé que les Etats-Unis ne cherchaient pas un changement de régime mais d'attitude en Iran. A Genève, il a souligné que les sanctions relancées contre Téhéran atteindraient "au minimum" le niveau d'avant l'accord sur le nucléaire iranien conclu il y a trois ans.

Mais les mesures coercitives pourront être "encore plus importantes" et "plus efficaces", a-t-il ajouté. Les Etats-Unis sont sortis en mai dernier de cet arrangement qui avait été obtenu après des négociations entre l'Iran et les P5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne).

Mercredi, M. Bolton avait appelé les entreprises européennes, qui seraient pénalisées par l'administration de M. Trump si elles maintenaient des affaires en Iran, à choisir entre ce pays et les Etats-Unis.

Pas de dialogue attendu sur les armes stratégiques

Autres sanctions, celles qui ont été annoncées récemment aussi contre la Russie. M. Poutine les avait estimées "contreproductives". Et la question devait être abordée mais M. Bolton ne l'a pas mentionnée.

Pas non plus d'annonce d'un calendrier pour des discussions sur l'extension du traité de réduction des armes stratégiques entre les deux pays. "Il y a un certain nombre de possibilités que le gouvernement américain doit lui-même considérer" avant des pourparlers.

M. Bolton est ensuite parti pour rejoindre l'Ukraine. Aucune nouvelle rencontre avec M. Patrouchev n'a été annoncée, a dit l'un de ses conseillers.

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ATS