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L'accusation réclamera la peine de mort contre le Koweïtien Khaled Cheikh Mohammed et les quatre autres hommes accusés d'avoir fomenté les attentats du 11 septembre 2001, a annoncé mercredi le Pentagone. Le ministère américain de la Défense a dévoilé les charges contre les cinq suspects.

Les cinq hommes "sont accusés d'être responsables de la préparation et de l'exécution des attentats du 11 septembre 2001 à New York, Washington et Shanksville (Pennsylvanie), qui ont tué 2976 personnes", a précisé le ministère de la Défense dans un communiqué.

Les autorités "défèrent le dossier à une commission militaire capitale, ce qui signifie que les cinq accusés pourront être condamnés à mort s'ils sont reconnus coupables", a précisé le Pentagone.

Tribunal militaire

Khaled Cheikh Mohammed, mieux connu sous ses initiales anglaises de "KSM", ainsi que le Yéménite Ramzi ben al-Chaïba, le Pakistanais Ali Abd al-Aziz Ali, et les Saoudiens Wallid ben Attach et Moustapha al-Houssaoui, devront comparaître dans les 30 jours devant un tribunal militaire d'exception de Guantanamo pour être formellement mis en accusation.

Le procès pourrait toutefois ne commencer que dans plusieurs mois. Après des années de tergiversations, une étape significative a été franchie début mars quand un ancien acolyte de "KSM" a passé un accord avec le gouvernement pour témoigner contre celui qui revendique la paternité des attentats les plus meurtriers commis sur sol américain.

Aveux sous la torture

L'administration Obama souhaitait initialement juger le cerveau des attentats et ses quatre co-accusés devant la justice de droit commun à Manhattan, à deux pas de Ground Zero où s'élevaient autrefois les tours jumelles. Mais il en a été empêché par les républicains du Congrès qui ont bloqué le transfert sur le territoire américain des suspects de terrorisme.

Les premiers aveux du Koweïtien, capturé le 1er mars 2003, ont été recueillis sous la torture, quand il a subi 183 simulations de noyade dans une prison secrète de la CIA.

Mais aucune déclaration obtenue sous la contrainte ne peut être utilisée devant une commission militaire. L'accusation avait besoin de déclarations obtenues légalement.

C'est chose faite avec le témoignage de Majid Khan, le Pakistanais qui a plaidé coupable à Guantanamo de tentatives d'attentats fomentés sous les ordres de "KSM", et accepté de coopérer en échange d'une réduction de peine.

ATS