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Le projet de la Commission européenne sur la supervision bancaire a suscité de vifs débats samedi entre ministres européens des Finances à Chypre. Le volontarisme de la France ou de l'Espagne, qui souhaitent le voir aboutir dès janvier, s'est heurté à une Allemagne frileuse et une Suède frondeuse.

Les ministres ont débattu pendant trois heures de la proposition de la Commission, qui prévoit d'accorder à la Banque centrale européenne (BCE) la responsabilité de surveiller les quelque 6000 banques de la zone euro.

L'instauration d'une supervision commune avait été définie comme la condition pour que le futur fonds de sauvetage permanent de l'Union monétaire, le MES, puisse prêter directement aux banques, sans passer par les Etats. Un dispositif très attendu par l'Espagne qui craint que sa dette n'explose sous le poids de la recapitalisation de son secteur bancaire en difficulté.

Le ministre espagnol des Finances, Luis De Guindos, a d'ailleurs insisté samedi pour que le MES soit "mis en oeuvre le plus rapidement possible".

Son homologue français Pierre Moscovici a lui aussi exhorté ses collègues à "ne pas perdre de temps", en vue d'une mise en oeuvre dès janvier. "C'est un mandat qui a été donné par les chefs d'Etat et de gouvernement" lors du sommet de juin, a-t-il rappelé.

Berlin met les pieds au mur

Mais le ministre allemand Wolfgang Schäuble a quelque peu refroidi les ardeurs. Il ne sera "pas possible" d'avoir une supervision bancaire en place dès le 1er janvier, a-t-il dit. Il a souligné que, même si la supervision unique ne concerne que la zone euro, la proposition doit être approuvée à l'unanimité des 27. "Et croyez-moi, ce ne sera pas facile", a-t-il averti.

Berlin s'oppose à ce que le superviseur unique contrôle toutes les banques de la zone euro, même les plus petites, jugeant que ce serait inefficace.

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ATS