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Crise oblige, à peine trois Européens sur cinq prévoient de partir en vacances cet été. Il s'agit du plus bas niveau d'intentions de départ depuis 2005, selon le baromètre Ipsos-Europ Assistance. Le recul est particulièrement marqué chez les Européens du Sud.

Seuls 58% des Européens étudiés (Français, Allemands, Britanniques, Italiens, Espagnols, Belges et Autrichiens) comptent partir en vacances entre début juin et fin septembre. Cela représente 8 points de moins que l'an dernier, d'après cette enquête réalisée du 13 février au 26 mars auprès d'un échantillon représentatif de 3523 Européens. Cette enquête n'intègre pas les Suisses.

Effets de la crise

"On constate une vraie rupture. Les intentions de départs d'été étaient jusque-là toujours comprises entre 60% et 66%. Mais cette année le chiffre est tiré vers le bas par les Italiens, les Espagnols et les Anglais, qui ressentent fortement les effets de la crise", a déclaré à l'AFP le directeur général d'Europ Assistance, Martin Vial.

La chute est particulièrement forte "dans les pays où la situation économique et sociale est plus incertaine", Europe du Sud en tête. Le recul le plus spectaculaire, parmi les sept pays étudiés, concerne les Italiens, historiquement les plus enclins à partir en vacances mais dont les intentions baissent de 15 points à 63% (78% en 2011). "Il n'y a aucun précédent d'une telle chute dans un pays", souligne M. Vial.

Tourisme chez soi

Les projets de vacances des Espagnols chutent de 14 points, à 51%. Le recul est de 10 points pour les Britanniques (51%), de 5 points pour les Allemands (55%) et les Autrichiens (59%), et de deux points pour les Belges (59%).

Seuls les Français sont à contre-courant: 70% projettent des vacances, deux points de plus qu'en 2011. "Les Français sont ceux qui font le plus de tourisme national, plus facile financièrement. Ils préservent aussi davantage leur budget vacances que d'autres Européens", commente M. Vial.

La moitié des personnes qui prévoient de partir envisage en outre d'économiser sur leur budget. La tendance est au repli vers du tourisme dans son propre pays, surtout pour les Français (67%, +7%) et à des séjours d'été moins longs.

ATS