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"Bienvenue dans ce temple de la démocratie !", a lancé le président colombien sortant Juan Manuel Santos aux anciens guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) qui ont fait vendredi leur entrée au parlement.

KEYSTONE/EPA EFE/MAURICIO DUEÑAS CASTAÑEDA

(sda-ats)

Les anciens guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont fait vendredi leur entrée au parlement dans le cadre de l'accord de paix conclu en novembre 2016. Le président sortant, artisan de ce traité, a appelé à le défendre.

"Nous assistons aujourd'hui à un moment historique", s'est félicité Juan Manuel Santos, qui quittera ses fonctions le 7 août, lors de la séance inaugurale du Congrès élu en mars. Son successeur, le leader de droite Ivan Duque, a promis de modifier l'accord de 2016 avec les FARC et de durcir les négociations avec l'ELN, la désormais dernière guérilla active de la Colombie.

"Beaucoup, nous devons l'admettre, n'aiment pas les voir dans ce lieu de débats et de courtoisie", a-t-il poursuivi, évoquant les représentants des Farc. "Pour ma part, et je suis sûr que des millions de Colombiens partagent mon point de vue", a-t-il affirmé.

"Cela me réjouit que ceux qui pendant plus d'un demi-siècle se sont battus contre l'Etat et ses institutions se soumettent aujourd'hui à la Constitution et aux lois colombiennes, comme nous le faisons tous. Bienvenue dans ce temple de la démocratie !", a ajouté le chef de l'Etat, auquel cet accord historique a valu le prix Nobel de la paix.

M. Santos a demandé au Parlement de protéger le pacte de paix qui a abouti au désarmement de quelque 7000 guérilleros et a déjà évité 3000 morts: "Prenez soin de la paix qui naît ! (...) Parce que c'est le bien le plus précieux qu'une nation puisse avoir".

"Des autres voix"

En déposant les armes, les Farc, dont l'acronyme signifie désormais Force alternative révolutionnaire commune, se sont muées en parti politique et se sont vues attribuer cinq sièges au Sénat et autant à l'Assemblée jusqu'en 2026. Les deux chambres en comptent respectivement 108 et 172.

Parmi les présents se trouvaient les ex-chefs rebelles Carlos Antonio Lozada et Pablo Catatumbo, ainsi que deux femmes: Victoria Sandino et Sandra Ramírez, compagne de Manuel Marulanda, dit "Tirofijo", fondateur et commandant en chef des FARC, décédé en 2008 à 79 ans. "La paix ouvre des possibilités de faire entendre des voix alternatives au Congrès de la République", a déclaré M. Lozada.

"Ce jour restera dans l'histoire comme le jour où les gens du peuple sont entrés au Congrès avec les hommes et les femmes de @FARC_EPueblo", a écrit sur Twitter Rodrigo Londoño, dit "Timochenko", le chef de l'ancienne guérilla.

"Furieux"

Ivan Duque, qui a remporté la présidentielle en juin sous les couleurs de la droite, souhaite revenir sur l'amnistie accordée aux dirigeants du mouvement marxiste et leur interdire tout mandat politique tant qu'ils n'auront pas purgé de peines de prison.

Le futur chef de l'Etat âgé de 41 ans s'est dit furieux de voir entrer au Congrès des "criminels" qui ont pratiqué l'enlèvement, l'extorsion et le meurtre pendant des décennies.

Le sénateur Antanas Mockus, ancien maire de Bogota et opposant au président élu Duque, a quant à lui interrompu le discours du président sortant du Sénat... en montrant ses fesses. Acte de protestation dont il a le secret: en 1993, alors recteur de l'Université nationale de Bogota, ce philosophe et mathématicien de 66 ans avait déjà tombé la culotte devant ses étudiants lors d'une assemblée houleuse.

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