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Les hommes sont avantagés par rapport aux femmes car ils travaillent majoritairement à 100% (image symbolique).

KEYSTONE/ENNIO LEANZA

(sda-ats)

En Suisse, les femmes sont souvent désavantagées en matière de promotions professionnelles. Il s'agit de la principale raison de leur faible présence parmi les cadres dans les entreprises, selon une étude.

Une des raisons de cette inégalité provient de la culture du plein-temps, indique lundi un rapport d'Advance Gender Intelligence. Les personnes travaillant à 80% sont moins souvent promues.

Selon l'étude, les hommes bénéficient d'un avantage car ils travaillent majoritairement à 100%. Le taux d'occupation est seulement de 92% chez les femmes cadres et de 86% chez les non-cadres. Ce taux décline en outre chez les femmes de plus de 30 ans, de 94% à environ 85%.

Les chercheuses conseillent notamment de prendre les décisions de promotion à plusieurs, plutôt que le choix ne revienne qu'au seul supérieur hiérarchique direct. Les études réalisées à ce sujet montrent clairement que le principe du contrôle multiple mène à des décisions plus objectives. Les trajectoires professionnelles plus flexibles ainsi qu'un changement d'une culture de la présence vers une culture du résultat peuvent aussi avoir une influence positive.

Advance regroupe environ 70 petites et moyennes entreprises (PME) en Suisse et s'engage pour davantage de femmes dans les directions des sociétés. L'étude a été menée en collaboration avec l'université de Saint-Gall.

ATS

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