La Suisse vit vendredi au rythme de la grève des femmes. De nombreuses actions et manifestations sont programmées durant la journée à travers tout le pays. La participation s'annonce massive. Notre suivi en continu.

17h15: place aux cortèges

Après avoir mené de multiples actions durant la journée, des dizaines de milliers de Suissesses participent aux cortèges dans les principales villes du pays. Côté romand, des manifestations ont notamment lieu à Genève, Lausanne, Fribourg, Neuchâtel, Bienne, Sion ou Delémont.

17h00: des retraitées bernoises se mobilisent

A l’écart de la Place fédérale, bondée depuis midi, des seniors se sont retrouvées sur une petite colline à deux pas du Palais fédéral en milieu d’après-midi vendredi à Berne. Une douzaine de retraitées, armées de balais et d’aspirateurs, ont d‘abord nettoyé le pavillon de la Kleine Schanze.

Elles ont ensuite déposé leurs engins et ont fait part de leurs préoccupations au public qui s’était rassemblé pour les écouter. Se préoccuper du vieillissement de la population et de ses conséquences est une tâche publique qui nécessite un plus grand investissement, ont souligné ces femmes aux cheveux gris.

16h30: la maire de Zurich fait grève

La maire de la ville de Zurich Corine Mauch (PS) a fait la grève vendredi. Sa collègue de l'exécutif Karin Rykart (Verts) l'a accompagnée. Les deux membres de l'exécutif ont fait la grève en compagnie d'Ursula Mauch, ancienne conseillère nationale argovienne (PS) et mère de Corine. Elle a été la première femme cheffe de groupe au Conseil national.

16h00: joyeux tintamarre à Delémont

Des centaines de femmes vêtues de violet ont investi la Place de la gare à Delémont vendredi après-midi pour le grand rassemblement interjurassien. Et à 15h24, une énorme clameur s'est élevée de la foule pour marquer l'heure à laquelle les femmes travaillent gratuitement compte tenu des inégalités salariales.

Toutes les classes d'âge étaient représentées dans la foule qui a investi la Place de la gare. Et comme dans d'autres villes suisses, manifestantes et manifestants ont marqué bruyamment l'heure symbolique de 15h24 à coups de sifflet, de louches et d'autres ustensiles de cuisine.

15h45: les trams bloqués durant deux heures à Zurich

Le trafic des trams a été totalement bloqué au début de l'après-midi tout autour de la gare de Zurich. Plusieurs centaines de manifestantes participant à la grève des femmes se sont placées sur les voies. Le trafic a été rétabli environ deux heures plus tard.

Les manifestantes ont déployé des banderoles et placé des chariots à commission sur la chaussée. Environ deux heures plus tard, elles ont quitté les lieux, ce qui a permis de rétablir le trafic des transports publics.

15h30: 2000 personnes à Fribourg

La grève des femmes a connu un pic vendredi à 15h24 sur la place Georgette-Pythonne à Fribourg, féminisée pour l'occasion, avec l'action proprement dite contre l'inégalité salariale avec les hommes. Près de 2000 personnes se sont massées sur l'emblématique lieu, dont la conseillère d'Etat Anne-Claude Demierre.

Le rendez-vous, agrémenté de prises de parole, s'est déroulé dans une ambiance bon enfant. Plutôt dans la journée, la place a été le théâtre d'une série d'animations proposées par les organisatrices de l'événement pour le canton de Fribourg. Outre l'appel en faveur du mouvement de grève lui-même, lu par une quinzaine de femmes après 11h00, les participants ont pu écouté des chansons et admiré de la danse.

15h00: revendications tous azimuts

Les collectifs "Droit de rester pour tou-te-s" et "Appel d'elles" ont interpellé à Lausanne les cinq conseillères d'Etat vaudoises Cesla Amarelle, Béatrice Métraux, Jacqueline de Quattro, Nuria Gorrite et Rebecca Ruiz, ainsi que la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga, pour les appeler à aider les femmes migrantes. Dans une lettre ouverte, l'Oeuvre d'entraide ouvrière (OSEO) rappelle aussi la précarité de la situation des femmes réfugiées.

De son côté, l'Union syndicale suisse (USS) met l'accent sur l'égalité dans le monde du travail. Le syndicat revendique notamment un salaire minimum de 4000 francs par mois dans toute la Suisse et une couverture par des conventions collectives de travail dans les branches ayant une forte proportion féminine.

Par diverses actions et discours, Amnesty International souhaite pour sa part attirer l'attention "sur l'ampleur choquante des violences sexuelles à l'égard des femmes". L'organisation appelle à une réforme fondamentale du droit pénal suisse en matière de sexualité.

Réunis en assemblée générale à Neuchâtel, les délégués de Pro Infirmis demandent quant à eux des mesures pour que cessent les discriminations multiples touchant les femmes en situation de handicap.

14h00: un choeur de doléances à Sion

Les Valaisannes ont convergé dès vendredi matin vers la place de la Planta à Sion, après avoir aussi effectué des actions à Sierre ou Monthey. Le point d'orgue de cette journée de grève sera la grande marche à travers le chef-lieu cantonal dès 17h30.

A 11h00 sur la célèbre place sédunoise a résonné, comme partout en Suisse, la lecture de l'appel à la grève. Il a été suivi d'un chant de doléances porté par l'association Les Indociles et interprété par un choeur mixte créé pour l'occasion.

13h45: les Jurassiennes réclament l'égalité au travail

Entre 350 et 400 personnes ont participé au rassemblement d'Unia Transjurane à Porrentruy (JU) dans le cadre de la grève des femmes. L'objectif était de récolter des revendications en faveur de l'égalité sur le lieu de travail.

Les travailleuses et travailleurs ont remis des bulletins avec des demandes concrètes en faveur de l'égalité. Les revendications portaient sur la justice sociale, le respect sur le lieu de travail et l'égalité dans la société au sens large.

13h15: Lucerne entre en scène

Les Lucernoises se sont mises en grève bruyamment vendredi à 11h00. Il est temps de réveiller la société et les politiques au sujet de l'égalité, ont exhorté des centaines de femmes sur la Theaterplatz à grands coups de sifflets, de sirènes et de sonneries de réveil.

"Sur la scène de la vie. Egalité - Nouvelle mise en scène d'une tragédie", pouvait-on lire sur une grande banderole. Ou encore: "Eliminer le patriarcat". Plusieurs actions sont prévues sur la place du Théâtre jusqu'au soir. Un cortège traversera la ville dès 16h30.

13h00: solidarité chez McDonald's à Zurich

Des employées de McDonald's aux Etats-Unis se sont jointes à la grève des femmes vendredi à Zurich. Elles sont actuellement en grève pour protester contre le harcèlement sexuel "généralisé" dont elles sont victimes sur leur lieu de travail.

"Nous sommes solidaires des travailleurs à travers le monde, car il est évident que le harcèlement sexuel n'est pas uniquement un problème chez McDonald's aux Etats-Unis. C'est un problème mondial", a déclaré Tanya Harrell, une employée de la chaîne de restauration rapide en Louisiane qui a fait le déplacement à Zurich.

12h50: vague violette à Berne

Quatre à cinq mille femmes ont fait entendre leur voix à Berne sur le coup de 11h avec des couvercles de casseroles, des cornes, des sifflets et des hochets. "Les femmes changent de société - maintenant", pouvait-on lire sur une grande affiche.

Des écharpes violettes ont flotté aux fenêtres du Palais fédéral. Les femmes parlementaires, mais aussi la conseillère fédérale Viola Amherd, ont participé brièvement au rassemblement sur la Place fédérale: elles ont expliqué cela par le fait qu'elles ne voulaient pas laisser les parlementaires hommes voter sans elles, a déclaré la présidente des Verts, Regula Rytz.

La vague violette a déferlé dès l'aube sur Berne. Les artistes bernois ont été les premiers à défiler en ville en matinée: plusieurs centaines de femmes et d'hommes ont rejoint le Palais fédéral en chantant.

12h45: rues renommées à Genève

Comme dans d'autres localités suisses, plusieurs rues genevoises ont été rebaptisées à l'occasion de la grève des femmes. La rue de la Corraterie s'est ainsi transformée en rue Jeanne-Henriette-Rath, du nom d'une peintre qui a vécu de 1773 à 1856.

Des plaques roses portant les nouveaux noms ont été installées sous les plaques officielles. Le Boulevard Carl-Vogt est devenu celui de la philosophe Jeanne Hersch (1910-2000) alors que le Rond-Point de Plainpalais est devenu le Rond-Point de la biologiste Kitty Ponse (1897-1978).

12h40: c'est parti à Fribourg

L'appel à la grève des femmes lu vendredi avant midi à Fribourg sur la place Georges-Python a attiré plusieurs centaines d'auditrices et d'auditeurs. Le public a réagi avec entrain au catalogue de revendications énoncées en faveur de davantage d'égalité.

L'emblématique place du chef-lieu cantonal a été rebaptisée l'espace de la journée du 14 juin place Georgette-Pythonne. Les intervenantes ont notamment évoqué la nécessité d'obtenir pour les femmes "un salaire égal à un travail égal", le tout s'inscrivant dans une volonté de parvenir à des conditions de vie plus respectueuses.

12h30: mobilisation devant les HUG

A Genève, l'entrée des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) constitue un des points de ralliement du mouvement de la grève des femmes. Le personnel de l'établissement est en effet constitué aux trois quarts de femmes.

Plusieurs syndicalistes ont pris la parole devant un parterre de quelques dizaines de personnes. Elles ont dénoncé la société actuelle qui ne valorise pas assez les métiers exercés par les femmes et le travail domestique qu'elles accomplissent gratuitement pour le bien de tous. Les intervenantes ont également déploré la détérioration des conditions de travail aux HUG et dans les soins à domicile.

12h20: ballons roses à Lucerne

Des ballons roses flottent sur les églises catholiques de la ville de Lucerne. Ils ont été accrochés par des femmes d'Eglise qui demandent plus d'égalité dans la communauté religieuse et dans la société en général.

Les ballons ont pour but de rendre visible ces revendications, selon la théologienne et assistante pastorale lucernoise Simone Marchon. Cette action s'inscrit dans une mobilisation nationale à l'occasion de la grève des femmes placée sous le slogan "Egalité de traitement. Point. Amen.".

12h15: les Genevoises réclament l'émancipation

Plusieurs étudiantes de l'Université de Genève ont lu vendredi à 11h00 précises l'appel à la grève des femmes dans le hall central d'UniMail. Cette déclaration solennelle s'est terminée sous une pluie de confetti violets en scandant le slogan "Emancipation!".

Dès le début de la matinée, les jeunes se sont affairés pour préparer des pancartes pour la grande manifestation de l'après-midi qui partira de la Plaine de Plainpalais. Ces préparatifs se sont déroulés dans une ambiance musicale. Des canapés avaient aussi été installés pour favoriser les échanges.

12h00: la grève est lancée à Neuchâtel

Des centaines de femmes en violet se sont réunies vendredi dès 11h00 vers l'Hôtel de ville de Neuchâtel. Au son de chants, de sifflets et de slogans, tels que "Patriarcat, t'es foutu, les femmes sont dans la rue", elles ont fait part de leurs revendications.

A 11h00, les cloches ont sonné dans tout le canton de Neuchâtel. Les employées des magasins, qui n'ont pas pu faire la grève, sont sorties sur le pas-de-porte de leur enseigne, drapeau à la main et sifflet en bouche.

A La Chaux-de-Fonds, les femmes étaient aussi invitées à se rassembler à la place de la Gare pour un repas en commun.

11h45: Simonetta Sommaruga dans un gymnase lausannois

Simonetta Sommaruga a rencontré des étudiantes et débattu des inégalités de genre à Lausanne à l'occasion de la grève des femmes. Entourée par les cinq conseillères d'Etat du gouvernement vaudois, la conseillère fédérale s'est rendue au Gymnase du Bugnon.

"Cette classe a beaucoup discuté et se montre très sensible aux questions de genre", s'est félicitée la Bernoise. "C'est un scandale que l'égalité salariale ne soit toujours pas réalisée", a relevé la ministre socialiste, satisfaite que les jeunes femmes s'expriment aujourd'hui davantage que lors de sa propre jeunesse.

Des élèves de ce gymnase ont été primées à l'issue du concours "Toutes 1'Histoire". Pour rappel, plus de 1500 élèves et étudiants, de 4 à 18 ans, ont participé à cette opération. Plus de 100 vidéos ont surpris et ému le jury, indique le canton de Vaud.

11h15: clitoris en balade à Zurich

Le premier moment fort de la grève des femmes à Zurich a été le passage d'une reproduction géante d'un clitoris sur le Hardbrücke vendredi matin. Il était posé sur un chariot tiré par des femmes. Elles vont le balader dans la ville pendant la journée.

Moins spectaculaire, dans le quartier de Hottingen, des enseignantes ont cessé de travailler et se sont promenées dans les rues. De nombreuses actions sont prévues durant la journée dans la plus grande ville du pays. La maire Corine Mauch (PS) et sa collègue de l'exécutif Karin Rykart (Verts) vont faire grève et s'allonger sur des chaises longues.

11h00: les cloches sonnent à Bienne

Les cloches des églises ont sonné vendredi à 11h00 à Bienne pour marquer le début officiel de la grève des femmes. Diverses activités ont débuté sur la Place centrale avec comme ailleurs en Suisse point culminant la marche de protestation à 16h45.

L'objectif de cette volée de cloches est aussi d'attirer l'attention sur la question de la violence contre les femmes et les enfants. Ce sont les maisons d'hébergement pour femmes qui ont appelé à cette action, ont indiqué les Églises réformées Berne-Jura-Soleure.

10h45: remise de la pétition "Baissons la taxe tampons"

Plus de 11'000 personnes ont signé une pétition demandant une baisse de la TVA sur les produits d'hygiène féminine. Le texte a été remis au Parlement vendredi, à l'occasion de la grève des femmes.

La pétition, intitulée "Bloody Unfair-Baissons la taxe tampons", avait été lancée le 8 mars, lors de la Journée internationale des femmes. Elle exige que les tampons, les serviette hygiéniques et les protège-slips bénéficient du taux réduit de TVA à 2,5% appliqué aux produits de consommation courante tels que le pain, l'eau et le Viagra.

10h30: De Pury en violet à Neuchâtel

Plusieurs statues de la ville de Neuchâtel ont été habillées en violet vendredi à l'occasion de la grève des femmes. L'emblématique sculpture de David de Pury, sur la place éponyme, a été recouverte d'un t-shirt du mouvement. La statue de David de Pury est accompagnée du texte "De Pury Au balai".

10h15: la Charte pour l'égalité salariale fait des émules en Valais

Collombey-Muraz est devenue vendredi la dixième commune valaisanne à signer la Charte pour l'égalité salariale dans le secteur public. Le Valais est désormais le canton le mieux représenté parmi les 75 localités suisses à avoir ratifié ce document.

Le village du Chablais rejoint Sion, Sierre, Savièse, Martigny, Saint-Maurice, Saint-Gingolph, Fiesch, Loèche et Ernen, annonce vendredi la chancellerie valaisanne en marge de la grève des femmes. La Charte a été lancée en septembre 2016 par le conseiller fédéral Alain Berset.

10h00: pas assez de journalistes femmes

Impressum a établi un plan d'action pour assurer l'égalité hommes-femmes dans le journalisme. Moins d'un tiers des journalistes sont des femmes, déplore l'organisation professionnelle dans un communiqué diffusé en marge de la grève des femmes.

Les objectifs sont nombreux. Sous la rubrique "lutte contre les stéréotypes", Impressum demande notamment l'augmentation du nombre de femmes dans les rubriques politique, économie et sciences. La parité doit être atteinte dans les fonctions dirigeantes des organes de presse. Une attention particulière est à prêter à ce critère lors des promotions, selon le syndicat.

09h45: manifestation devant le Parlement valaisan

La grève des femmes s’est invitée devant le Grand conseil valaisan vendredi matin. Durant une demi-heure, une centaine de militantes de la cause féminine se sont mobilisées pour demander plus d'égalité. Une haie d'honneur a même été organisée devant les portes du parlement, au moment de l'entrée des députés et des membres du gouvernement.

La manifestation a pris plusieurs formes. Les manifestantes venues du Haut-Valais ont scandé divers slogans, demandant davantage d’égalité. Côté romand, on a préféré chanter sur un ton humoristique de circonstance. Diverses banderoles ont également été déployées sur lesquelles on pouvait lire des slogans comme : "Tous égaux", "Rentes équilibrées" ou "Stop violences".

Dans son discours d’introduction de cette ultime journée de la session, le président du Grand Conseil Gilles Martin (PDC) a parlé "de journée de mise en valeur des femmes". Sur son initiative, un instant de silence a été observé pour sensibiliser les députés aux violences faites aux femmes.

09h15: pont Bessières bloqué à Lausanne

Plus d'une centaine de manifestantes ont bloqué vendredi matin à Lausanne le pont Bessières rebaptisé passerELLE Nicole Niquille. Face aux Retraites populaires, elles ont dénoncé un système de rentes conçu pour les hommes.

Sur fond musical, les participantes à la grève des femmes, en majorité jeunes, ont commencé leur blocage vers 8h30, presque au pied de la cathédrale. Pour l'occasion, le pont avait pris le nom de la célèbre alpiniste fribourgeoise.

09h00: la pauvreté frappe surtout les femmes, relève Caritas

Sur quelque 616'000 personnes pauvres en Suisse, 350'000 sont des femmes, relève Caritas Suisse en marge de la grève des femmes. Le taux de pauvreté des femmes atteint ainsi 8,5%, contre 6,5% pour celui des hommes.

"Les salaires moins élevés des femmes sont notamment en cause", déplore l'ONG dans un communiqué. Elle estime que des mesures volontaires ne suffisent pas à établir un salaire égal pour un travail égal. "Il faut des règles contraignantes", affirme-t-elle.

08h30: les quotidiens romands se parent de violet

"Suissesses en colère", écrit 24 heures en une. Le quotidien vaudois illustre sa première page avec le dessin d'une femme en violet sur fond jaune, poing dressé en l'air. La Tribune de Genève titre "Une journée de grève pour exiger l'égalité" avec la photo de manifestantes vêtues en violet.

20 Minutes titre "Hall of femmes" en référence à l'expression anglophone "Hall of fame", temple de la renommée en français. Du côté de Neuchâtel, Arcinfo propose la photo d'une foule de femmes en première page avec le titre "Respect".

"L'étoffe des héroïnes" lance le Quotidien jurassien en une. "Pour que la lutte porte ses fruits", renchérit La Liberté. "Grève féministe Jour G", ajoute encore Le Courrier. "Un genre vous manque, et tout un journal est dépeuplé", titre Le Temps, dont l'édition de vendredi est parsemée de cases blanches, là où une journaliste devait écrire un article.

08h15: la tour Roche projette le logo de la grève

De multiples opérations sont programmées tout au long de la journée en Suisse. A Bâle par exemple, le logo de la grève a été projeté sur la tour Roche, le plus haut bâtiment de Suisse.

08h00: premières actions à Lausanne

Les premières actions majeures se sont déroulées à Lausanne, où plus de 500 personnes se sont réunies dans la nuit de jeudi à vendredi. Des "guettes" ont notamment pris possession de la cathédrale. Quatre femmes se sont relayées de 23h00 à 02h00 du matin pour déclamer l'heure aux habitants de la capitale vaudoise. En plus de 600 ans d'histoire, c'est la première fois que des femmes s'installaient au sommet du beffroi pour officier comme guet.

D'autres actions se sont déroulées durant la nuit à Lausanne. Un feu de joie a notamment été allumé sur la place de la Riponne, où les femmes présentes ont été invitées à brûler des objets symboliques. Certaines ont lancé dans le brasier leur soutien-gorge, d'autres des cravates.

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