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D'énormes efforts restent à faire pour que les femmes touchent des rentes vieillesse aussi importantes que les hommes (archives).

KEYSTONE/ARNO BALZARINI

(sda-ats)

Les femmes ont des rentes vieillesse plus basses que les hommes. Le phénomène est surtout frappant pour le 2e pilier. Plus que des changements techniques, c'est la place des femmes dans la société et sur le marché du travail qui permettra de changer la donne.

Selon une étude publiée mardi par l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS), la rente moyenne perçue par une femme est inférieure de 37% à celle perçue par un homme. Cet écart, juste un peu moindre que dans l'Union européenne (40%), correspond à pas moins de 20'000 francs de différence sur une année.

Si la différence est presque insignifiante dans l'AVS (moins de 3%), il y a un gouffre du côté de 2e pilier (plus de 60%). Cette situation est à ramener à la place des femmes dans la société.

On constate en effet que l'écart entre mariées et mariés (47%) est nettement plus grand qu"entre divorcées et divorcés ou entre veuves et veufs (28 %). Et il n'y a quasiment pas de différence si l'on compare des célibataires.

Famille traditionnelle en cause

La répartition des tâches entre conjoints, la position professionnelle des femmes ou les changements intervenus dans le système de la prévoyance sont en cause. La génération de retraités prise en considération par l'étude (personnes ayant pris leur retraite entre 2002 et 2012) a vécu pour l'essentiel en perpétuant une vision traditionnelle de la famille.

Les hommes ont travaillé à plein temps alors que les femmes s'occupaient du ménage et des enfants. Et si elles ont travaillé, c'était pour une durée souvent très brève et à un faible taux d'occupation, ce qui ne leur a pas permis de bénéficier de prestations aussi importantes que les hommes.

A cela s'ajoute le fait que, jusqu"en 1995, les femmes pouvaient retirer leur capital de prévoyance au moment du mariage, ce qui a également réduit leur droit à la rente.

Changement profonds

La réforme de la prévoyance vieillesse, actuellement devant le Parlement, devrait déjà permettre de corriger quelque peu le tir, en offrant une meilleure couverture aux personnes occupées à temps partiel et aux personnes à bas revenu. Mais, note l'OFAS, des changements profonds devront intervenir dans la société pour réduire définitivement l'écart.

Il faut notamment que les femmes et les hommes aient les mêmes possibilités d'exercer une activité professionnelle. Un des moyens d'y arriver est de développer encore l'accueil extrafamilial des enfants. Le Conseil fédéral vient de proposer de libérer 100 millions de francs sur huit ans à cet effet.

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ATS