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A Marseille, facteurs, étudiants, enseignants et retraités ont manifesté pour défendre leur statut et s'opposer à la réforme du gouvernement.

KEYSTONE/AP/CLAUDE PARIS

(sda-ats)

Postiers, enseignants, égoutiers... Les fonctionnaires ont manifesté dans une rare unité syndicale mardi pour défendre leur statut et s'opposer à la réforme du gouvernement. C'est leur troisième journée de mobilisation depuis l'élection d'Emmanuel Macron.

Le fonctionnement des écoles et collèges était perturbé, de même que l'accueil dans les crèches, des avions étaient cloués au sol et des coupures de courant étaient à prévoir. SUD Rail a par ailleurs déposé un préavis de grève alors que le prochain épisode de deux jours à la SNCF devait débuter dans la soirée.

Entre 130 et 140 manifestations étaient programmées partout en France. La manifestation parisienne est partie de la place de la République avec à sa tête, fait inédit depuis 2010, tous les grands leaders syndicaux, derrière une banderole proclamant: "Pour une fonction publique de progrès social, pour l'augmentation du pouvoir d'achat, pour l'emploi public".

Quelque 16'400 personnes ont pris part au défilé, selon le comptage réalisé par le cabinet Occurrence. La police a avancé le chiffre de 15'000 personnes. De brèves échauffourées ont éclaté entre forces de l'ordre et quelques manifestants encagoulés en marge du cortège, donnant lieu à 17 interpellations, selon des sources concordantes.

Au total, les manifestations ont réuni 139'000 personnes dans toute la France, selon le décompte du ministère de l'Intérieur. La place Beauvau a comptabilisé 124'000 manifestants lors de toutes les actions en province et 15'000 manifestants à Paris.

"Une autre image du syndicalisme"

L'unité syndicale est "une très bonne chose", a déclaré Philippe Martinez (CGT), estimant que "ça donne une autre image du syndicalisme". "Les agents publics sont malmenés aujourd'hui et ils méritent d'être respectés", a abondé Laurent Berger (CFDT).

A Marseille, facteurs, étudiants, enseignants et retraités avaient manifesté dans la matinée, de même qu'à Lyon, où ils étaient 4500 selon la police. Souvent rejoints par des étudiants, des lycéens ou des cheminots, les fonctionnaires étaient 4300 à Nantes, 2500 à Grenoble, 2700 à Caen, 2000 à Limoges, 2200 à Périgueux, 2800 à Rennes ou encore 500 à Auch, selon la police.

"Des nouilles encore pour les fonctionnaires, des couilles en or pour les actionnaires", scandaient des manifestants à Brest. Ulrich Bouchut, du collectif des égoutiers de la métropole lyonnaise, rappelle avoir "une espérance de vie de 17 ans inférieure à un cadre et de sept ans inférieure à un ouvrier". Il proteste contre la "remise en question" de la retraite anticipée.

Pas de "remise en cause"

Tentant de déminer la grogne, le secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Olivier Dussopt, avait promis lundi qu'il n'y aurait pas de "remise en cause" du statut mais des "ajustements" et "une modernisation".

Déterminés, les syndicats représentant 5,7 millions d'agents affichent une solidarité rare: les neuf (CGT, CFDT, FO, Unsa, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA), déjà unis le 10 octobre, n'avaient jusqu'alors pas lancé d'appel unitaire depuis une dizaine d'années.

Les relations se sont détériorées depuis un an avec l'exécutif qui envisage la suppression de 120'000 postes au cours du quinquennat. Dans le secteur public, la précédente journée de mobilisation, le 22 mars, avait réuni 323'000 personnes dans la rue, selon le ministère de l'Intérieur (500'000 selon la CGT) et la toute première, celle du 10 octobre, 209'000 (400'000).

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ATS