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Pour Henry Moore, "la sculpture est un art de plein air. La lumière du jour, celle du soleil lui est nécessaire, et pour moi, le meilleur environnement et complément de celle-ci est la nature" (archives).

KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

(sda-ats)

Les oeuvres aux formes organiques, parfois monumentales, de l'artiste britannique Henry Moore sont à l'honneur dès dimanche en Bretagne, dans l'ouest de la France. Une grande exposition y retrace la vie de l'un des sculpteurs les plus influents du XXe siècle.

"La scénographie est très réussie, il y a de l'espace, on peut aller très lentement, un peu comme le slow-food, on peut digérer et comprendre les oeuvres", juge dans un français hésitant Mary Moore, fille de l'artiste décédé en 1986. "J'ai vu beaucoup, beaucoup d'expositions de Moore et celle-ci fait partie des meilleures", assure-t-elle, après avoir découvert l'exposition.

Celle-ci ouvre ses portes dimanche jusqu'au 4 novembre dans la petite ville de Landerneau, près de Brest. Les oeuvres, 120 sculptures et 80 dessins, sont pour la plupart présentées au Fonds Hélène et Edouard Leclerc (FHEL).

Ce lieu d'exposition a été créé en 2011 dans un ancien couvent qui a abrité les premiers entrepôts des magasins Leclerc dans les années 60. Les oeuvres sont en très grande partie issues des collections de la Henry Moore Foundation, installée à Perry Green, en Angleterre, là où l'artiste a vécu et travaillé.

"Très rare"

Les oeuvres de Henry Moore se découvrent et se redécouvrent ainsi, en fonction de l'endroit où l'on se trouve, de la lumière ou de l'espace qui les entourent. La figure humaine a toujours été au centre des oeuvres de l'artiste.

Tout au long de sa carrière, ainsi que le montre l'exposition présentée de manière à la fois chronologique et thématique, Henry Moore explore sa structure, ses différents points d'équilibre et ses dimensions, au travers de trois thèmes majeurs: la figure couchée, la mère et l'enfant et les rapports de forme intérieur/extérieur.

Parmi les autres oeuvres présentées, celle intitulée "Figure", réalisée en pierre entre 1933 et 1934 et provenant d'une collection privée. "Elle est très, très rare", assure Michel-Edouard Leclerc assurant qu'elle n'a jamais été montrée depuis 1936.

Sortir des musées

Vers le milieu des années 1950, le sculpteur britannique est de plus en plus sollicité pour la réalisation de commandes publiques. L'Unesco, d'abord, lui commande une oeuvre monumentale pour son nouveau quartier général à Paris.

De nombreuses villes des Etats-Unis reconnaissent aussi dans son style à la fois figuratif et abstrait le symbole d'une nouvelle tendance politique démocratique portée par l'ouest de l'Europe. Il représente aussi un parfait contrepoint à la sculpture réaliste socialiste précédemment soutenue par les régimes fascistes.

Henry Moore s'engage par ailleurs de plus en plus dans une pratique qui vise à sortir ses sculptures des musées, convaincu que l'artiste a un rôle civique à jouer dans cette période transitionnelle. "La sculpture est un art de plein air. La lumière du jour, celle du soleil lui est nécessaire, et pour moi, le meilleur environnement et complément de celle-ci est la nature", estimait le sculpteur.

Plusieurs de ses oeuvres ont ainsi été installées à Landerneau, mais aussi à Brest dans des lieux publics. Deux imposantes sculptures trônent devant la mairie de la petite ville et sur ses quais, tandis qu'une troisième s'expose devant les Ateliers des Capucins à Brest, nouveau lieu de vie et de culture dans cette ville.

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ATS