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Les Français ont manifesté dans les urnes leur volonté de changement, soulignent lundi plusieurs éditorialistes romands. Les chances de Nicolas Sarkozy sont faibles au deuxième tour face à une gauche unie et à un report peu probable des voix de l'électorat de Marine Le Pen.

Le quotidien genevois "Le Temps" voit trois manières par lesquelles les citoyens français ont exprimé leur envie de changement. L'électorat a désavoué Nicolas Sarkozy, il a placé Marine Le Pen "dans une position très forte" et il a accordé à François Hollande "une option réelle sur la victoire au second tour".

Face à la crise, "de nombreux citoyens souhaitent une rupture avec l'ordre établi", renchérit "Le Courrier". Pour le journal de gauche genevois, à la fois Nicolas Sarkozy et François Hollande - qui n'a pas annoncé de mesures de rupture - ont représenté cet ordre établi aux yeux des Français, qui ont donc écouté "les sirènes de la droite ultra-nationaliste".

"Le Journal du Jura" constate que l'actuel locataire de l'Elysée a réussi à lasser les Français "à force de multiplier les réformes et de s'agiter tous azimuts". Aux yeux des électeurs, le député de Corrèze représente une "alternative à ce superprésident", écrit le quotidien biennois.

Equilibrisme

Toutefois, la victoire de François Hollande au second tour n'est pas encore totalement jouée en raison du score élevé de Marine Le Pen, prévient "Le Temps". Même si la candidate du Front national (FN) "ne fera aucun cadeau" au président sortant.

En se présentant comme seule force d'opposition à la gauche, elle a de fait disqualifié Nicolas Sarkozy, souligne "Le Journal du Jura".

Pour "Le Courrier", le président sortant va tenter un "délicat exercice d'équilibrisme", face à une gauche unie qui a rassemblé 44% des suffrages. Il doit à la fois "séduire les électeurs du Front national sans effaroucher ceux du centriste François Bayrou". Le "risque est élevé de voir le roi du bling-bling" se livrer à une "surenchère de déclarations sécuritaires, identitaires, voire franchement xénophobes".

Dédiabolisation

Certains quotidiens estiment qu'outre le PS, l'autre vainqueur du scrutin est le FN. Ce parti "en version blonde et talons hauts ne fait plus peur", relèvent "24 Heures" et "La Tribune de Genève".

"La Liberté" voit déjà le socialiste à l'Elysée à l'issue du deuxième tour. Malgré la quatrième place de Jean-Luc Mélanchon, le cumul des voix de gauche lui "ouvre un véritable boulevard".

ATS