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Ce vote fribourgeois avait valeur de test pour l'initiative similaire déposée l'an passé au niveau fédéral (archives).

KEYSTONE/ANTHONY ANEX

(sda-ats)

Les partis fribourgeois seront obligés de dévoiler leurs budgets de campagnes et les noms de leurs gros donateurs. Dimanche en votation cantonale, la population a accepté à plus des deux tiers des voix l'initiative sur la transparence du financement politique.

Les citoyens du canton de Fribourg ont donné leur feu vert par 68,5% contre 31,5%. La participation a atteint 49,1%.

Les partis devront divulguer les noms des entreprises donatrices dès le premier franc, et ceux des donateurs individuels dès 5000 francs par an. De plus, les élus des autorités cantonales devront publier les revenus tirés de leur mandat.

Cinq cantons

Ce vote fribourgeois pourrait constituer un signal encourageant pour les partisans de la transparence sur le plan suisse. Une initiative au niveau fédéral a été déposée l'an passé. Le Conseil fédéral l'a rejetée et a indiqué qu'il n'allait pas lui opposer de contre-projet.

Le Groupe d'Etats contre la corruption (GRECO) du Conseil de l'Europe demande depuis des années que la Suisse se dote d’une réglementation dans ce domaine. Mais diverses tentatives ont échoué, tant sur le plan suisse que dans les cantons.

Les citoyens de Bâle-Campagne et de l'Argovie ont rejeté des initiatives en 2013 et en 2014. Seuls le Tessin, Genève et Neuchâtel ont déjà mis en place leurs propres règles. Schwyz a accepté ce dimanche, mais de justesse, à 50,28%, une initiative similaire à celle de Fribourg, ce qui porte à cinq le nombre de cantons qui ont franchi le cap.

Intérêt du peuple

L'initiative fribourgeoise a récolté plus de 7000 signatures en 2015. Portée par les Jeunes socialistes et les Jeunes Verts, elle était aussi soutenue par le Centre gauche-PCS, SolidaritéS et le Parti bourgeois-démocratique.

Les initiants ont défendu cette transparence au nom d'un renforcement de la démocratie. L'opacité nuit à la libre formation de l'opinion, ont-ils argumenté.

Les acteurs politiques sont élus pour défendre les intérêts du peuple. Les citoyens ont donc le droit de savoir par qui ils sont financés, ont fait valoir les partisans de l'initiative.

Sphère privée

Le PDC, le PLR et l'UDC combattaient ce projet, au nom de la protection de la sphère privée et du secret du vote. Ils ont dénoncé une forme de "voyeurisme".

Les partis bourgeois ont aussi mis en garde contre des complications administratives excessives. Ils craignent aussi que ces nouvelles règles ne découragent les donateurs.

Enfin, la droite jugeait de telles règles inutiles dans un canton où les budgets des partis ne se chiffrent qu'en dizaines de milliers de francs. Elle a soupçonné les initiants de souhaiter en réalité un financement des partis par l'Etat. Les intéressés ont réfuté.

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ATS