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Les Genevois n'ont pas voulu d'une hausse des tarifs des transports publics, dimanche. Cette augmentation aurait amené quelque 12 millions de francs supplémentaires dans les caisses du transporteur (archives).

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Les Genevois ne veulent décidément pas d'une augmentation des tarifs de leurs Transports publics (TPG). Interrogés une troisième fois sur la question depuis 2013, ils ont refusé dimanche à une majorité de 53,5% une hausse du prix des billets et des abonnements.

Au total, la loi a recueilli 58'223 non contre 50'647 oui. La participation a atteint 43,23%.

Ce résultat est un désaveu pour le gouvernement cantonal, la droite et les Verts. Tous avaient soutenu cette hausse des tarifs qui auraient permis d'apporter 12 millions de francs supplémentaires dans les caisses de l'entreprise publique autonome, afin qu'elle développe son offre de transport.

Du côté d'Ensemble à gauche, des socialistes et du Mouvement citoyens genevois (MCG), ce dimanche a le parfum de la victoire. Cette coalition hétéroclite avait combattu l'augmentation du prix des billets des TPG, et lancé un référendum contre le vote du Grand Conseil intervenu en septembre dernier.

Mépris du peuple

Pour les opposants, la majorité du Parlement cantonal a méprisé la volonté populaire en décidant d'une augmentation des tarifs. Les Genevois s'étaient en effet déjà prononcés à deux reprises sur le sujet. En 2013, ils avaient accepté une initiative de l'AVIVO demandant l'arrêt des hausses des tarifs des TPG.

Ce scrutin avait été invalidé par la justice, car la brochure explicative distribuée aux électeurs contenait une irrégularité. Le peuple a donc été amené à voter une deuxième fois sur l'initiative une année plus tard et a à nouveau confirmé son premier vote en acceptant le texte.

Au canton de payer

Les adversaires de la hausse des tarifs considèrent qu'il revient à l'Etat de verser les 12 millions dont ont besoin les TPG, et non aux usagers de payer la facture. Selon eux, cette somme pourrait être prélevée sur les recettes générées grâce aux récentes limitations en matière de déductions fiscales liées aux transports.

Les partisans de la hausse des tarifs ne voient pas la situation de la même façon. Pour eux, les TPG, faute de moyens financiers supplémentaires, devront couper dans leurs prestations, comme ils l'ont fait depuis la baisse des tarifs qui leur a été imposée en 2014.

Depuis l'acceptation par les Genevois de l'initiative de l'AVIVO réclamant la fin des hausses des tarifs des TPG, le gouvernement n'a plus la compétence de fixer les prix des billets et des abonnements sur proposition de l'entreprise de transports. Ce pouvoir est désormais entre les mains du Grand Conseil.

Défaite pour le monde associatif

Les Genevois devaient aussi se prononcer, ce dimanche, sur une demande de subvention de 16,5 millions de francs en faveur de la Fondation pour l'expression associative (FEA) afin de lui permettre d'agrandir et de rénover la Maison internationale des Associations, à Plainpalais.

Les électeurs n'ont pas eu de sentiment à l'égard de la FEA et ont dit non à 62,2% (65'719 non contre 39'936 oui) à ce crédit que l'Etat de Genève aurait dû octroyer. Seul Ensemble à gauche était favorable à ce projet. Le canton, de son côté, estimait avoir consenti un effort financier déjà suffisant dans ce dossier et avoir d'autres priorités.

La FEA va devoir maintenant se tourner vers de nouvelles alternatives pour agrandir et rénover la Maison des associations. Les bâtiments actuels sont vétustes, mais la FEA n'a pas les capacités financières pour les moderniser, elle qui a déjà dû emprunter pour les adapter, quand elle les avait repris en 1999.

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ATS