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A l'image le siège bernois de la Banque nationale suisse (BNS), qui constate dans son rapport sur la stablité financière publié jeudi que les grandes banques ont poursuivi l'an passé leurs efforts en vue d'accroître leurs fonds propres (archives).

KEYSTONE/PETER KLAUNZER

(sda-ats)

Les grandes banques ont continué de renforcer leurs fonds propres l'an passé, observe la Banque nationale suisse (BNS). L'institut d'émission encourage toutefois UBS et Credit Suisse à poursuivre leurs efforts, notamment pour leur taux de solvabilité (leverage ratio).

L'an passé, les grandes banques helvétiques ont continué de renforcer leur assise financière de sorte qu'elles remplissent déjà la plupart des critères de l'actuelle réglementation visant les établissements trop grands pour faire faillite "too big to fail" ainsi que les standards internationaux de Bâle III, lesquels s'appliqueront dès 2019, écrit jeudi la BNS dans son "Rapport sur la stabilité financière". Cependant elles doivent encore renforcer leur capacité de résistance.

L'institut d'émission motive cette recommandation du fait que les réglementations visant à renforcer la résistance et la solvabilité des banques ont été amendées ont sont en voie de l'être tant au niveau national qu'international. En Suisse, le Conseil fédéral a ainsi approuvé des mesures visant à accroître les exigences au niveau de la capacité d'absorbtion de pertes dans le cadre de la révision de la réglementation "too big to fail 2" (TBTF2).

Cette réforme TBTF2 doit s'appliquer à compter du 1er juillet prochain, les établissements concernés disposant d'un délai juqu'à fin 2019 pour s'y conformer. A l'issue du premier trimestre 2016, tant Credit Suisse qu'UBS répondaient déjà aux exigences initiales. Mais les deux établissements doivent encore agir, notamment en ce qui concerne leur taux de solvabilité.

Evoquant également les marchés hypothécaire et immobilier suisses, la BNS observe que les déséquilibres s'y sont légèrement accrus l'an passé. La croissance du volume de crédits s'est cependant révélée moindre qu'au cours des années précédentes, alors que les prix de l'immobilier ont aussi vu leur hausse ralentir.

Dans le même temps, la croissance économique, celle de la population ainsi que celle des prix des loyers se sont elles aussi quelque peu tassées. Il n'en reste pas moins que les affaires hypothécaires des banques orientées vers le marché intérieur sont restées fortes l'an passé. La BNS observe cependant que la capitalisation de ces établissements demeure suffisante au regard des exigences légales minimales.

ATS