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Les grandes banques américaines se jettent dans le grand bain des plate-formes de prêts électroniques avec des offres inédites. Elles rompent ainsi avec l'attentisme qui a permis à de "jeunes pousses" de redessiner avec succès le paysage bancaire.

L'offensive la plus spectaculaire vient de Goldman Sachs. La banque phare de Wall Street va s'ouvrir début 2016 à Monsieur-Tout-le Monde en prêtant de l'argent aux particuliers et aux PME via une plate-forme Internet spécifique. C'est une révolution pour une firme, née en 1869, dont la force traditionnelle est la spéculation.

Pour ce faire, l'établissement dirigé par Lloyd Blankfein est allé chercher chez ses rivaux les talents nécessaires. Outre Harit Talwar, fin connaisseur de services financiers destinés aux particuliers, elle a débauché David Stark chez Citigroup et Darin Cline chez le pionnier du prêt électronique entre particuliers LendingClub. Elle serait encore allée compléter son recrutement chez American Express. Des ingénieurs, des spécialistes de la relation clients et des analystes de données ont également été embauchés.

Mutation à grande vitesse

Les efforts de Goldman Sachs reflètent l'urgence de se réinventer et de trouver des relais de croissance moins risqués dans un environnement devenu plus contraignant pour ce qui est des fonds propres et des activités de courtage, selon les observateurs.

Le créneau des prêts sur les plate-formes électroniques devrait représenter plus de 8% des crédits à la consommation aux Etats-Unis et 16% des prêts accordés aux PME dans les cinq prochaines années, estiment les analystes de Morgan Stanley.

"L'explosion des services financiers via Internet provoque une mutation à grande vitesse de l'industrie bancaire", explique Dan Schutzer, expert auprès du lobby financier Financial Services Roundtable (FSR). Pour lui, les banques classique "doivent s'approprier les nouvelles technologies des startups spécialisées si elles veulent rester concurrentielles".

Pacte avec l'ennemi

Citigroup et JPMorgan Chase ont choisi de "pactiser" avec "l'ennemi": la première s'est alliée à LendingClub, créé par le Français Renaud Laplanche, pour apporter "une réponse au besoin de financements alternatifs", explique John Heppolette, un des responsables de la banque.

Première banque américaine, JPMorgan vient d'annoncer pour sa part un partenariat avec OnDeck, une start-up spécialisée dans les prêts en ligne aux PME qui a accordé 1,3 milliard de dollars de crédits sur les neuf premiers mois de 2015, soit 70% de plus qu'en 2014.

En pleine explosion

L'établissement de Park Avenue à New York prévoit d'accorder des prêts pouvant aller jusqu'à 250'000 dollars, approuvés "quasiment en temps réel avec des fonds disponibles le même jour ou au plus tard le lendemain", affirme Mary Jane Rogers, une porte-parole. JPMorgan, qui sert 4 millions de PME, prend d'ordinaire "plusieurs jours voire plusieurs semaines" pour approuver un prêt.

Les plate-formes de prêts électroniques ont explosé du fait de la rupture de confiance entre les ménages américains, notamment la génération des "Millennials" (18-32 ans), et les banques après la crise de 2008.

Des taux d'intérêt inférieurs à ceux pratiqués par les institutions financières, des démarches simplifiées, des délais raccourcis pour les emprunteurs et des taux de rendement attractifs (7%) pour les investisseurs: autant d'arguments qui font le succès de ces nouveaux acteurs.

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ATS