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Contrairement au Botswana (photo), aucun éléphant ni trace de présence n'ont plus été observés durant le dernier recensement en Centrafrique, se désolent les organisations de protection de l'environnement (archives).

KEYSTONE/AP Great Elephant Census, Vulcan Inc.

(sda-ats)

La grande faune a été décimée en Centrafrique, déplorent les organisations environnementales. Depuis 2013, ce pays est en proie à un violent conflit qui favorise le braconnage.

"Toutes les espèces de grands mammifères affichent des populations en fort déclin en comparaison des données collectées en 2005 et 2010", indique un communiqué de l'ONG Wildlife Conservation Society (WCS) et du programme Ecofaune+ de l'Union européenne. Ils ont réalisé en mars-avril un recensement aérien dans les réserves et parcs du nord du pays, avec l'appui du gouvernement centrafricain.

"Aucun éléphant ni trace de présence n'ont été observés durant le recensement", se désolent les organisations, qui rappellent que 35'093 éléphants avaient été recensés en 1977, contre 68 seulement en 2010. Subsistent encore "en petit nombre" quelques populations de girafes de Kordofan (menacées d'extinction en Afrique), d'élans de Derby, de buffles, d'antilopes rouannes, selon le communiqué.

Trafics en tous genres

La faune sauvage pâtit du conflit en Centrafrique qui laisse le pays perméable aux trafics en tous genres (or, diamants) et au braconnage. "Des braconniers lourdement armés, en particulier depuis les pays voisins du Tchad et du Soudan, avec l'appui de braconniers originaires de la zone", sont à l'origine de "ce déclin systématique", dénonce le communiqué.

Les périodes d'instabilité amplifient le phénomène. "Au cours des trois dernières années, plusieurs groupes armés ont entrepris un ratissage systématique pour chasser le gibier et expédier, grâce à des réseaux bien en place, la viande vers le nord ou vers Bangui", ajoute le texte.

Les écologistes dénoncent "l'exploitation illégale de ressources naturelles par des groupes armés (centrafricains ou étrangers)" dans les zones protégées et la responsabilité des éleveurs transhumants dans le "trafic illégal transfrontalier de ressources naturelles".

La Centrafrique est en proie à des violences impliquant des groupes armés, qui se battent notamment pour le contrôle des ressources minières. Le pays a basculé dans les massacres en 2013 avec le renversement du président François Bozizé par la rébellion seleka, qui a entraîné des représailles de groupes anti-balaka. Ces violences provoquent le déplacement et la fuite des populations du centre et du nord du pays.

ATS